Malgré les défis, l’Algérie a choisi de poursuivre et même d’approfondir ses engagements envers l’Agenda 2030.
Le Conseil national économique, social et environnemental, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, a organisé, hier, à l’hôtel El Aurassi, à Alger, un atelier de consultation consacré au deuxième rapport national volontaire sur les objectifs du développement durable.
L’ouverture des travaux de cet atelier a été supervisé par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, accompagné par le président du Conseil national économique, social et environnemental, le Pr Mohamed Boukhari.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre des préparatifs en cours en vue de l’élaboration du deuxième rapport national volontaire sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable, que l’Algérie prévoit de présenter lors du forum politique de haut niveau qui se tiendra en juillet prochain sous l’égide du Conseil économique et social des Nations unies.
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire d’Etat a souligné que l’organisation de cet atelier spécialisé s’inscrit dans le cadre d’une approche fondée sur la participation des différents acteurs de la société civile et du milieu universitaire et visant à intégrer leurs réflexions dans le deuxième rapport national volontaire sur les objectifs de développement durable.
Soulignant le rôle central joué par la société civile, Sofiane Chaïb a indiqué que son dynamisme sur le terrain et sa proximité des préoccupations des citoyens lui permettent de représenter les différentes catégories de la société et d’évaluer l’impact réel des politiques publiques, sans oublier sa contribution effective à la mise en œuvre des programmes de développement.
Il a, par ailleurs, salué le rôle du milieu universitaire et de la recherche pour les approches et les analyses scientifiques qu’il apporte et qui contribuent à l’évaluation des politiques publiques et à la proposition d’alternatives et de solutions innovantes.
Une démarche participative
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à associer les différents acteurs de la société civile à la formulation de leurs points de vue sur les progrès accomplis, les défis à relever et les priorités nationales afin d’accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable.
Elle a pour objectif de placer les points de vue des acteurs non gouvernementaux et du milieu universitaire au cœur du rapport.
Ces consultations ont permis de relayer les préoccupations des participants, de mettre en évidence les priorités de développement au niveau local et d’intégrer les idées de la société civile, tout en présentant des analyses scientifiques et approfondies réalisées par les universités et les centres de recherche, ce qui conférera au rapport une dimension scientifique et terrain complémentaire.
Des progrès considérables
Le président du Cnese a souligné que depuis l’adoption de l’Agenda 2030 en 2015, l’Algérie s’est résolument engagée à intégrer les Objectifs de développement durable dans ses politiques nationales. Cet engagement s’est traduit par la mise en place de mécanismes institutionnels de coordination et de suivi, ainsi que par la mobilisation de différents secteurs.
Ce processus a abouti à l’inscription des principes du développement durable dans la Constitution de 2020. Mohamed Boukhari a souligné que les années entre 2019 et 2026 n’ont pas été des années ordinaires. Le monde a été témoin de la pandémie de la Covid-19, de profonds bouleversements géopolitiques et d’une pression croissante sur la voie du développement durable à l’échelle mondiale.
Cependant, malgré ces défis, l’Algérie a choisi de poursuivre et même d’approfondir ses engagements envers l’Agenda 2030. Pour le président du Cnese, l’élaboration de ce deuxième rapport volontaire n’est pas simplement une tâche technique, mais un processus véritablement participatif qui intègre les points de vue de tous les segments de la société, en particulier les représentants des membres de la société civile au sein de divers conseils consultatifs.
Il a, enfin, exprimé l’espoir que les discussions autour de cet examen national volontaire de 2026 enrichiraient le processus de recommandations constructives et concrètes, l’élevant ainsi au plus haut niveau d’exigence.
S. Smati
