Le Président vénézuélien, Nicolas Maduro, a été arrêté et transféré avec son épouse en dehors du Venezuela, par les forces américaines, ont rapporté des médias, citant le Président américain, Donald Trump.
Le Président Trump a déclaré que les forces américaines avaient arrêté le président Maduro, après avoir lancé une «attaque de grande envergure» sur le Venezuela.
Bête noire des Etats-Unis depuis un quart de siècle, le Venezuela est accusé par le président américain Donald Trump d’être derrière le trafic de produits stupéfiants qui inondent les Etats-Unis.
Caracas dément et rétorque que l’objectif véritable de Washington est un changement de régime et la mainmise sur les réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète. Une agression loin d’être une première.
En 2019, durant son premier mandat, Trump avait déjà donné l’ordre secret de faire tomber le régime de Maduro, mais seulement par des moyens clandestins et des pressions économiques. Cette première tentative a échoué, mais il a conservé cet objectif pour son second mandat. Depuis août 2025, les États-Unis désignent le Venezuela comme un adversaire prioritaire, en désignant publiquement Nicolas Maduro comme directement lié au cartel de la drogue
En effet, les frappes américaines s’inscrivent dans un contexte idéologique et stratégique plus large. En géopolitique, les représentations (idées, référentiels, etc.) que les acteurs étudiés mobilisent, ou qui influencent leurs pensées, sont à la source des stratégies mises en œuvre.
Dans le cas vénézuélien, la liste est longue, notamment la posture radicalement anti-américaine de Maduro qui engtretient des relations soutenues avec des adversaires stratégiques des États-Unis comme la Russie, l’Iran ou la Chine.
Le jeu trouble de María Corina Machado
L’objectif de l’attaque américaine n’est autre que de renverser le régime de Nicolas Maduro, par tous les moyens. C’est ainsi que l’administration Trump a exercé des pressions économiques dans le but de parvenir à un changement de régime basé sur un renversement de l’intérieur et la bascule des militaires vers une figure politique alternative, comme Juan Guaido, président par intérim entre 2019 et 2023 en parallèle de Maduro, ou plus probablement
Maria Corina Machado, la récipiendaire du prix Nobel de la paix en 2025, déjà en lien étroit avec l’administration américaine pour préparer ce renversement. D’ailleurs, le président Donald Trump, a annoncé, hier dans une interview à Fox News au sujet de Nicolas Maduro, capturé et exfiltré par les forces américaines, que « nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser quelqu’un d’autre prendre sa place et poursuivre sur sa voie ».
Et d’ajouter qu’il examinait la possibilité de confier à María Corina Machado la direction d’une phase de transition politique au Venezuela. « Nous prenons actuellement une décision concernant la prochaine étape pour la direction du Venezuela », a déclaré Trump. D’ailleurs, María Corina Machado a appelé, hier, l’armée vénézuélienne à reconnaître Edmundo González Urrutia comme président légitime du pays, écartant, de facto, l’éventualité de la tenue de nouvelles élections.
Main-mise sur les ressources stratégiques
«L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation», indique un communiqué du gouvernement vénézuélien.
Enfin, le président américain a affirmé que les États-Unis participeraient à l’exploitation des ressources pétrolières du Venezuela. Le voile est levé.
Le prétexte de la «flotte fantôme»
La décision de renverser le régime de Nicoals Maduro intervient alors que les États-Unis continuent d’intensifier la campagne de pression qu’ils mènent depuis près de quatre mois sur le gouvernement vénézuélien, la saisie de navires pétroliers étant leur dernière stratégie en la matière.
L’administration Trump affirme qu’elle pense que les navires font partie de la flotte fantôme du Venezuela, utilisée pour échapper aux sanctions économiques américaines.
Depuis, les garde-côtes et le département de la Défense ont saisi deux pétroliers transportant plus de 1 million de barils chacun. Un troisième, identifié par des médias américains comme le Bella 1, soumis à des sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah, a été poursuivi le 21 décembre, sans être saisi.
Une certitude, les développements militaires au Venezuela pourraient entraîner une hausse des prix du pétrole à l’échelle mondiale, outre le risque d’une entrée du marché pétrolier dans une phase de « risque systémique ».
Synthèse Badis B.
