Afreximbank organisera, le 5 mai 2026, à Abidjan, une rencontre consacrée à AfPAY et au CIPS. Ces deux solutions visent à faciliter les paiements commerciaux transfrontaliers, sécuriser les transactions et renforcer l’intégration financière dans l’espace Uemoa.
La Banque africaine d’import-export, Afreximbank, tiendra le 5 mai 2026, en Côte d’Ivoire, une rencontre consacrée à la présentation de deux solutions de paiement destinées à accompagner le développement du commerce régional et international. L’événement portera sur Afreximbank Trade Payment Services, AfPAY, et sur le Cross-Border Interbank Payments and Settlements, CIPS.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’Afreximbank visant à proposer aux acteurs économiques africains des instruments financiers adaptés aux besoins du commerce transfrontalier. Les deux plateformes présentées ont pour objectif de faciliter des transactions plus rapides, sécurisées et transparentes entre les opérateurs, les institutions financières et les partenaires commerciaux.
À travers AfPAY, la Banque entend offrir une solution destinée à améliorer l’efficacité des paiements liés aux opérations commerciales. Le dispositif vise notamment à réduire les contraintes rencontrées par les entreprises dans le règlement de leurs transactions, en particulier lorsqu’elles opèrent dans plusieurs pays ou avec des partenaires situés hors de leur marché national.
Le CIPS, pour sa part, renvoie à une solution de paiements et de règlements interbancaires transfrontaliers. Selon les indications contenues dans l’avis aux médias, Afreximbank mettra en avant ses capacités de règlement en renminbi, la monnaie chinoise, en les associant à une offre plus large de financement du commerce. Cette orientation répond à la volonté de diversifier les mécanismes de paiement disponibles pour les entreprises et les banques engagées dans les échanges internationaux.
La rencontre d’Abidjan permettra également à Afreximbank de présenter son mandat et sa vision aux principales parties prenantes de la sous-région. Elle offrira un cadre d’échange avec les institutions financières, les opérateurs économiques, les décideurs et les représentants des médias autour des enjeux liés à la modernisation des paiements commerciaux en Afrique de l’Ouest.
Le choix de la Côte d’Ivoire s’explique par la place du pays dans l’architecture régionale d’Afreximbank. Abidjan abrite le bureau régional de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest francophone, qui couvre onze pays. La Côte d’Ivoire constitue également l’une des principales économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Sa position géographique, son rôle de plateforme économique régionale et la diversification progressive de son économie en font un marché stratégique pour le déploiement de services financiers destinés au commerce.
Selon les données communiquées, la population ivoirienne est estimée à 31,1 millions d’habitants en 2026, tandis que la croissance du PIB devrait atteindre environ 6,38%. Cette dynamique repose notamment sur l’agriculture, les mines, l’industrie, les services, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication. Le pays bénéficie aussi d’un environnement politique présenté comme relativement stable et d’une position de porte d’entrée vers plusieurs marchés ouest-africains.
Afreximbank rappelle, par ailleurs, avoir facilité, au cours des cinq dernières années, des transactions évaluées à environ 10,1 milliards de dollars dans la région UEMOA. Ces opérations ont concerné plusieurs secteurs économiques et ont été soutenues par différents instruments de la Banque, notamment le programme de facilitation du commerce Afreximbank Trade Facilitation Programme, les lignes de crédit, le financement du commerce intra-africain et les garanties.
La rencontre du 5 mai devra ainsi mettre en lumière les outils par lesquels Afreximbank souhaite contribuer à la fluidification des échanges, à la réduction des délais de paiement et au renforcement de l’intégration financière régionale. Elle s’inscrit plus largement dans l’action de la Banque en faveur du commerce intra-africain et de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
S. Méhalla
