Le ministère de l’Éducation nationale a publié, jeudi, une mise au point concernant le concours de recrutement des enseignants sur titres au titre de l’année 2025, mettant fin à plusieurs informations et interprétations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
Dans son communiqué, le ministère affirme avoir constaté la circulation de «données erronées» concernant notamment les conditions juridiques du recrutement par voie contractuelle ainsi que les modalités liées au concours dont les résultats ont récemment été annoncés.
Un contrat présenté dès le départ comme temporaire
Le ministère rappelle que le recrutement par contrat mis en place pour préparer la rentrée scolaire 2025-2026 avait été annoncé dans un communiqué datant du 20 août 2025. Il s’agissait, selon le département de l’Éducation, d’une mesure temporaire dans l’attente de l’organisation du concours de recrutement prévu en décembre 2025.
Le ministère précise que la fin de ces contrats devait intervenir avec la publication des résultats du concours, conformément aux textes réglementaires en vigueur.
Cette disposition reposait notamment sur l’instruction ministérielle conjointe n°5 du 24 juillet 2025. Celle-ci stipule que le recrutement en qualité d’enseignant contractuel ne confère pas le statut de fonctionnaire et n’ouvre pas droit à une intégration dans les corps de la Fonction publique. Le ministère rappelle également que cette règle est prévue par l’article 122 de l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique.
Plus de 45 000 contractuels ont participé au concours
Le ministère de l’Éducation nationale indique que 45 046 enseignants contractuels ont pris part au concours, sur un total de 1 065 000 candidats.
Selon les listes initiales des admis, 15 597 contractuels ont réussi le concours, soit un taux de réussite de 34,62 % parmi les enseignants contractuels ayant participé à l’épreuve.
Le concours a été organisé sous la forme d’un recrutement sur titre, l’une des procédures prévues par le statut général de la Fonction publique. L’évaluation des candidats s’est appuyée sur plusieurs critères, notamment l’entretien oral, l’expérience professionnelle, le parcours universitaire — licence, master ou magistère — ainsi que les travaux scientifiques réalisés.
Ces critères sont définis par la décision ministérielle du 15 juillet 2014, modifiée et complétée, relative à l’organisation des concours et examens professionnels d’accès à certains corps relevant des personnels de l’éducation nationale.
L’expérience professionnelle prise en compte jusqu’au 26 mars 2026
Le ministère apporte également des précisions sur le calcul de l’expérience professionnelle des enseignants contractuels.
Pour l’année scolaire 2025-2026, cette expérience a été comptabilisée depuis la date d’installation de chaque enseignant jusqu’au 26 mars 2026, date correspondant au dernier jour des entretiens oraux, organisés les 24, 25 et 26 mars.
L’expérience a été évaluée sur la base des justificatifs fournis par les candidats et après vérification de leur conformité avec la réglementation.
Le ministère insiste, par ailleurs, sur un point : l’expérience professionnelle constitue seulement l’un des éléments du barème global. La note finale est calculée sur un total de 33 points et ne correspond donc pas à une moyenne sur 20, contrairement à certaines informations diffusées sur les réseaux sociaux.
Les postes attribués selon l’ordre de mérite
Concernant l’affectation aux postes ouverts au concours, le ministère indique que ceux-ci seront principalement attribués aux candidats figurant sur les listes d’admis, selon l’ordre de mérite et les résultats définitifs du concours.
Au cas où certains lauréats ne rejoignent pas leur poste, les autorités pourront faire appel aux listes d’attente, toujours dans le respect de l’ordre de mérite et des conditions prévues par la réglementation.
Une priorité annoncée pour les anciens contractuels non admis
Enfin, le ministère assure vouloir prendre en considération la situation des enseignants ayant travaillé sous contrat durant l’année scolaire 2025-2026 mais n’ayant pas réussi le concours.
Ces enseignants bénéficieront, selon le communiqué, d’une priorité pour le recrutement temporaire au titre de l’année scolaire 2026-2027, dans la limite des possibilités prévues par les lois et règlements en vigueur.
À travers cette mise au point, le ministère entend ainsi clarifier les règles qui encadrent à la fois le recrutement contractuel et le concours sur titre, tout en rappelant que l’accès définitif aux postes ouverts repose sur les résultats et l’ordre de mérite établis à l’issue de la procédure de recrutement.
I. Khermane
