La presse marocaine s’est récemment faite l’écho d’une attaque en règle contre la candidature de Fateh Boutbig à la présidence du Parlement panafricain, un poste essentiel pour l’avenir de l’intégration du continent. Pourtant, derrière cette critique se cache une manœuvre géopolitique d’un Makhzen dont les visées ne sont ni plus ni moins que de détourner le débat de l’essentiel : la question du Sahara occidental et l’intégrité territoriale de l’Algérie.
Depuis plusieurs décennies, le Maroc, par le biais de son régime du Makhzen, a cherché à imposer sa vision sur le Sahara occidental en tentant de faire taire toute voix dissidente sur cette question cruciale. Mais l’argument qu’ils tentent de promouvoir à travers leurs soutiens dans la presse, à savoir que la position de l’Algérie est un obstacle à l’unité africaine, relève d’une manipulation flagrante de la réalité.
Le véritable obstacle à l’unité
Au contraire, la position de l’Algérie sur le Sahara occidental repose sur des principes solides de souveraineté et de respect des droits des peuples à l’autodétermination, des valeurs qui devraient être au cœur de l’idéologie panafricaine.
Le Makhzen, par la bouche de certains de ses relais médiatiques, a tenté de dissimuler ses véritables intentions. En accusant l’Algérie d’alimenter la division en Afrique, la presse marocaine cherche à masquer l’ironie d’une telle accusation, venant de celui qui, par la gestion de la question du Sahara occidental, a mis en place un processus d’occupation et de répression dans une région dont le statut reste non résolu. Le Maroc ne fait rien d’autre que d’imposer une situation unilatérale, rejetant le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui tel qu’il est énoncé par les Nations unies, et cela avec l’aide de l’influence et de la pression qu’il exerce sur certains alliés.
Un modèle de défense de la souveraineté africaine
Il est essentiel de rappeler que l’Algérie ne défend pas une position de division, mais un principe fondamental de droit international : la souveraineté des peuples. Ce n’est ni plus ni moins que le respect du droit à l’autodétermination, tel qu’il est inscrit dans la Charte des Nations unies et soutenu par l’Union africaine. L’Algérie n’est pas un acteur de la division en Afrique, mais un défenseur des principes de paix et de stabilité contre toute forme d’ingérence et de manipulation.
Le Maroc, en revanche, semble plus intéressé par l’extension de son pouvoir sur le Sahara occidental que par la paix et la coopération authentique au sein du continent. Il faut se rappeler que ce même Makhzen, tout en revendiquant une politique d’unité arabe et africaine, ne cesse de miner cette unité par sa politique expansionniste et son refus de reconnaître la légitimité du peuple sahraoui. À travers des pressions diplomatiques et médiatiques, il cherche à rendre l’Algérie responsable de la «division» du continent alors que c’est bien le Maroc qui continue de nourrir un conflit en refusant de permettre à un peuple de se prononcer librement sur son avenir.
Le vrai défi pour l’Afrique
L’Algérie, de son côté, en défendant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, agit en véritable porte-voix de la légalité internationale et de la justice. Le soutien à la cause sahraouie est une composante fondamentale de la politique extérieure de l’Algérie, mais il ne s’agit pas d’une politique de division, mais d’un engagement pour une Afrique plus juste, plus solidaire et plus cohérente. La diplomatie algérienne œuvre sans relâche pour une solution politique, pacifique et consensuelle du conflit du Sahara occidental, dans le cadre des résolutions des Nations unies, et non dans l’intérêt d’une stratégie de fragmentation.
La tentative du Makhzen de transformer la question de la candidature de Fateh Boutbig en un faux débat sur l’unité africaine n’est rien de plus qu’un stratagème pour détourner l’attention des véritables enjeux géopolitiques. Le vrai défi pour l’unité africaine réside dans la volonté de certains acteurs de contourner le droit international pour imposer des faits accomplis, au détriment des principes fondamentaux sur lesquels l’Union africaine s’est fondée.
Il est donc crucial que les pays africains restent fermes et unis face aux tentatives d’ingérence du Makhzen, et qu’ils soutiennent les efforts de l’Algérie pour la décolonisation du Sahara occidental. Le Parlement panafricain, comme toutes les institutions africaines, doit être un espace où l’intégrité, la solidarité et le respect des droits fondamentaux sont au cœur de chaque décision. Toute autre approche, qui vise à manipuler ces principes à des fins géopolitiques, serait une menace pour la stabilité et l’unité de l’Afrique.
En définitive, il est temps de rappeler que l’Algérie, en défendant la cause sahraouie, incarne véritablement les idéaux panafricains : la justice, la souveraineté et la paix. Ce n’est pas en soutenant des logiques d’occupation et d’impérialisme que l’Afrique trouvera l’unité, mais bien en défendant les droits de tous ses peuples à disposer d’eux-mêmes.
Assia M.
