Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a plaidé, jeudi dernier, pour un renouvellement des rangs syndicaux par l’intégration des jeunes et des femmes.
Dans plusieurs interventions médiatiques, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, Amar Takdjout a dressé un bilan positif des réformes internes de la Centrale et salué l’impact des politiques économiques actuelles sur le monde du travail.
«Le retour du militantisme au cœur du débat syndical doit passer par un investissement dans les jeunes et les femmes», a déclaré le SG de l’UGTA, jeudi dernier, sur les ondes de la Radio nationale, à la veille des célébrations du 1er Mai.
Pour le secrétaire général de la Centrale syndicale, la reprise d’un syndicalisme dynamique et crédible «n’est pas chose aisée aujourd’hui», mais elle reste possible en misant sur des profils «ni pollués ni inféodés à d’autres intérêts». Il a également insisté sur la nécessité d’encourager les femmes travailleuses à intégrer les structures syndicales, soulignant que cela représente «un moyen approprié pour se défendre et porter la voix de leurs collègues».
Communication et réformes
Interrogé sur les rencontres périodiques entre les ministères de l’Éducation, de la Santé et les organisations syndicales, Amar Takdjout a qualifié ces échanges de «tout à fait normaux», soulignant leur utilité pour identifier «les insuffisances et les incohérences» des travaux antérieurs, notamment après l’adoption de statuts particuliers.
«Je pense qu’il y a de l’avancement dans ce dossier, car il n’y a pas de signe de blocage ni de confrontation», a-t-il précisé.
Cependant, le dirigeant syndical a pointé un déficit de communication dans le monde du travail, indiquant que celui «ne se résume pas uniquement à la structure syndicale». «Ce sont aussi les travailleurs qui, souvent, n’ont pas l’information exacte», a-t-il regretté, appelant à des avancées concrètes en la matière.
Restructuration de l’organisation
Concernant la réorganisation interne de l’UGTA, Amar Takdjout a annoncé que l’opération d’assainissement et de restructuration de l’organisation est à sa phase finale.
«Le bilan est positif, car nous avons réalisé plus de 80% de l’opération», a-t-il précisé, rappelant que «beaucoup disaient qu’on ne pourrait pas le faire en cinq ans, mais nous avons réussi en seulement deux ans et demi. C’est déjà un exploit».
Sur le plan financier, 90% des dettes de l’organisation ont été apurées. Parallèlement, la réhabilitation des espaces syndicaux fermés, tels que les salles de réunion, les espaces de rencontre, ainsi que la grande salle des congrès, est en cours, avec une réception prévue dans trois ou quatre semaines.
Des réformes positives
Dans une déclaration à l’APS, Amar Takdjout a mis en avant les retombées positives de la politique économique menée sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune.
«La dynamique économique engagée depuis 2019 a eu un impact significatif sur la classe ouvrière, consolidant le caractère social de l’État, tel qu’il est inscrit dans la déclaration du 1er Novembre 1954», a-t-il affirmé.
Le dirigeant syndical a cité plusieurs projets stratégiques majeurs : la mine de fer de Gara Djebilet, la ligne ferroviaire minière Ouest, les usines de dessalement d’eau de mer, ainsi que la création de milliers de start-up. Selon lui, ces réalisations ont contribué à réduire le taux de chômage, insuffler une nouvelle dynamique à l’économie nationale et instaurer un équilibre régional.
Amar Takdjout a également salué l’approche de dialogue et de concertation instaurée par le chef de l’État avec les partenaires sociaux, ainsi que son engagement à prendre en charge les revendications socioprofessionnelles.
«Cette démarche a un impact direct sur la consolidation du front interne», a-t-il ajouté.
À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le secrétaire général de l’UGTA a appelé la classe ouvrière à poursuivre ses efforts pour assurer la pérennité des réformes et développer l’économie nationale, «sur les pas de la première génération de travailleurs qui ont contribué à la libération de la patrie».
I. Khermane
