- Barrages et systèmes de production d’eau potable : réalisations et défis
L’Algérie dispose de 81 grands barrages en exploitation d’une capacité totale de 8,3 milliards de mètres cubes. Cependant, le volume réellement exploitable pour les besoins en eau potable, en irrigation et pour d’autres usages est de seulement 7,78 milliards de mètres cubes, bien inférieur à la capacité totale en raison essentiellement de l’envasement. La programmation des levés bathymétriques fréquents permet d’offrir une cartographie à jour du fond du barrage, utile pour optimiser la gestion des ressources en eau et planifier des opérations de dragage ou de lutte préventive.
Avant la fin de l’année 2026, le nombre total de barrages sera porté à 85 avec l’achèvement des travaux et leur mise en eau : ceux de Sidi Khlifa (Tizi Ouzou), Souk N’taltha (Tizi Ouzou), Boukhroufa (El Tarf) et Jedra (Souk Ahras), avec une capacité totale de près de 8,5 milliards de m³.

Figure 1 : Évolution des réalisations de barrages et projections pour l’horizon 2035
Les études lancées pour 51 nouveaux sites de barrages, dont plus d’une trentaine a été finalisée par l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), visent à augmenter le nombre total à 119 barrages et l’identification de 300 sites potentiels pour la réalisation de petits barrages et retenues collinaires, ce qui porterait la capacité totale des eaux superficielles mobilisées à plus de dix milliards de mètres cubes, selon les projections du Plan National de l’Eau (PNE).
Ces réalisations doivent être adaptées au climat changeant et accompagnées d’un programme de maintenance prédictive et de modernisation des barrages existants, ainsi que de la construction de nouveaux barrages adaptés au climat changeant.
Il est important de signaler qu’en plus de nappes fossiles, le sud algérien dispose de gisements d’eau par des barrages d’inféroflux d’écoulement souterrain dans les wilayas d’Adrar, Tamanrasset, Bayadh, Illizi et Laghouat, avec 9 barrages dont la capacité cumulée avoisine les 30 millions de m³. Plusieurs études ont montré que ce potentiel des sites inféroflux au sud et au Hoggar est important et largement sous-exploité.
Les sites à inféroflux représentent une solution durable et adaptée aux conditions sahariennes pour la gestion de l’eau.

Figure 2 : Répartition du nombre de barrages et capacité totale en études
- Variabilité des réserves et nécessité d’une gestion intégrée des ressources en superficielles
Les réserves d’eau de barrages sont affectées par des variations significatives des précipitations, allant de 30 % à 80 % à l’échelle spatiale. De ce fait, il engendre souvent des baisses dans les niveaux de barrage comme celles produites en 1987-1988, 2000-2001 et 2021-2022. À cette dernière occasion, le volume d’eau exploitable à la fin du mois d’août a atteint 2,3 milliards de mètres cubes, soit moins de 30 % de la capacité de stockage.
Ce pourcentage est resté inchangé durant les années qui suivent, notamment, excepté la région de l’Est, où souvent plus de 10 barrages enregistrent des déversements ou un taux de réserves d’eau dépassant 75 %. Cela incite à développer des stratégies d’interconnexion pour une gestion planifiée des ressources et à offrir une flexibilité accrue pour répondre aux besoins en eau potable, en irrigation agricole et en usages industriels, notamment en période de faible pluviométrie, et à apporter un renforcement décisif de la sécurité hydrique.

Figure 3: Taux de remplissage des barrages dans l’Ouest, le Chellif, le Centre et l’Est du pays au cours des mois de juin 2018 à 2025.
- Systèmes d’interconnexion des barrages : pilier de la sécurité hydrique
Le parc de barrages actuel dispose de plusieurs systèmes d’interconnexion performants, tels que l’est du pays : Le complexe hydraulique de Beni Haroun (288 Mm³/an), situé sur l’Oued Kébir-Rhumel, est un système interconnecté à cinq barrages : Beni Haroun (Mila), Oued El Athmania (Mila), Hammam Grouz (Mila), Ourkiss (Oum El Bouaghi), Boussiaba (Jijel). Doté d’une des plus imposantes stations de pompage au monde d’une puissance de 180 MW, pour assurer le refoulement de 1,5 million de m³/jour sur 800 m de hauteur, desservant 6 wilayas (Jijel, Mila, Constantine, Oum El Bouaghi, Batna et Khenchela) pour plus de 6 millions d’habitants. Le coût de l’investissement est estimé à 4,9 milliards de dollars US.
Le système de transfert des eaux, qui dépasse 140 Mm³/an, achemine l’eau du barrage d’Ighil Emda vers les barrages-réservoirs de Mahouane (Sétif) et dessert ainsi dix communes en eau potable. Puis le raccordement du barrage de Mahouane au barrage d’Aïn Zada (BBA) par ces deux transferts. Au total, vingt-quatre communes sont desservies en eau potable pour une production annuelle de 180 Mm³.
Le barrage Ouldjet Mellegue, d’une capacité de 160 millions de m³, situé près de la commune d’Ouenza, est destiné à satisfaire les besoins en eau industrielle du complexe de phosphates projeté dans la ville de l’Oued Kébérit, et à sécuriser en eau potable les villes d’El Aouinet et d’Ouenza et quatre autres communes : Boukhadra, Bir El Dhab, Morsott et El-Meridj. Lorsque le barrage atteint sa capacité de 160 millions de mètres cubes, une partie des eaux est libérée via l’oued Mellègue en direction du territoire tunisien, l’eau étant redirigée vers d’autres barrages en Tunisie sans rejet à la mer.
Le système Isser Keddara (SPIK), mis en service depuis 1995, assure une production de 225 Mm³/an pour Alger. Le système de production d’eau et de traitement (SPET), combiné aux infrastructures de dessalement, a une production annuelle de l’ordre de 100 hm³.
Pour faire face à la sécheresse des années 2000 et pour remédier aux problèmes chroniques d’approvisionnement de l’ouest d’Alger, le système de sécurité d’Alger-Alimentation en eau potable (SAA) a été réalisé pour le côté ouest de la capitale. Ce système comprend une interconnexion des barrages Ghrib, Bouroumi et Boukerdane, avec une capacité de transfert d’eau comprise entre 36 et 43,5 Mm³/an pour 800 000 habitants des wilayas de Tipasa et d’Alger.
À partir de 2007, le système de la ville d’Alger a été renforcé par celui hydraulique de Taksebt (SPET), qui constitue la première phase du système de transfert des eaux à partir des barrages de Taksebt puis de Souk Tleta vers le réservoir de Boudouaou, pour l’alimentation en eau potable du couloir Tizi Ouzou-Alger.
Dans le cadre d’un programme d’urgence pour pallier le déficit de ressources superficielles durant l’année 2021, un système de pompage a été réalisé en plusieurs phases pour le transfert des eaux du Sébaou vers le barrage Taksebt et a été mis en service en 2023. Le débit de transfert est de 90 000 à 270 000 m³/j. Ce système permet de récupérer les eaux et de renforcer la capacité du réservoir du barrage de Taksebt, pouvant aller jusqu’à 5 % au lieu où celles-ci se déversent vers la mer.
À l’ouest, le transfert hydraulique « MAO » (Mostaganem-Arzew-Oran), mis en service depuis 2011, est considéré comme étant le principal projet de ce genre dans cette région par un transfert à partir du Chellif vers Mostaganem de 45 millions de m³/an et vers Oran et Arzew de 110 millions de m³/an. Le système implique plusieurs barrages : celui de Kerrada (75 millions de m³), celui d’Oued Chellif (55 millions de m³) et celui d’Oued Kramis (45 millions de m³).

Figure 4 : État des réserves exploitables des grands barrages fin octobre 2025
Au sud du pays, celui d’Aïn Salah vers Tamanrasset figure parmi les plus grands transferts d’eau en zone aride dans le monde par ses caractéristiques exceptionnelles : dédoublement d’adduction de 750 km à travers le Sahara, transférant 100 000 m³/jour à partir de 47 forages de 600 mètres de profondeur puisant dans la nappe du Continental Intercalaire avec 6 grandes stations de pompage et usines de déminéralisation par osmose inverse, doté d’un système de télégestion de 1 468 500 mètres linéaire de fibre optique. Le transfert permet de desservir plus de 120 000 habitants de six villes, à savoir : In Salah, Arak, Menier, Moulay Hassan, In Ekker et In Amguel.
Le projet est mis en service depuis 2011 ; le montant d’investissement est de 197 milliards de DA (soit près de 3 milliards de $US).
Afin de pallier les pénuries d’eau qu’a vécue la région en été 2022 suite à la baisse des réserves du barrage Djorf Torba, un programme d’urgence entamé visant la sécurisation de l’eau potable des régions du Sud-Ouest a été lancé, visant à assurer l’approvisionnement et à sécuriser la région de Béchar.
- Pertes d’eau considérables par le rejet en mer
En dépit de ces réalisations notoires dans le domaine de l’infrastructure hydraulique, lesquelles figurent parmi les plus avancées d’Afrique et du Maghreb, et compte tenu des investissements consentis lors des cinq dernières années (2020-2024), caractérisées par une volonté politique marquée d’investir massivement dans le secteur hydraulique, près de neuf cent six milliards de dinars (environ 6,8 milliards de dollars) ont été affectés à ce secteur. Pour l’année 2024, le secteur hydraulique a bénéficié d’un budget de 211,731 milliards de DA, dont plus de 164 milliards de DA consacrés aux investissements, ce qui atteste l’engagement financier inédit de l’État en matière de développement du secteur de l’hydraulique.
En revanche, il est à noter que plus de 3,5 millions de personnes sont toujours soumises à un rationnement hydrique un jour sur deux dans diverses communes des Hauts Plateaux et certaines localités des zones côtières. Les dotations quotidiennes s’élèvent à moins 100l/hab/j. Ce qui est nettement inférieur à la norme nationale de 150l/hab/j, préconisée par le PNE. Ce paradoxe illustre un défi majeur de la politique hydraulique nationale : il ne s’agit plus d’un problème de disponibilité globale de la ressource, mais d’une question de distribution spatiale et de gestion intégrée. Le cloisonnement territorial des bassins versants engendre des situations absurdes où, simultanément, certaines régions connaissent des excédents structurels tandis que d’autres affrontent des pénuries chroniques.
Pendant que le barrage de Beni Haroun déverse annuellement environ 5 millions de m³, faute d’infrastructures de récupération et de transferts, cette situation s’étend à d’autres oueds stratégiques. La Soummam et la Seybouse rejettent respectivement de 48 à 65 millions de m³ en Méditerranée chaque année. Cela représente l’équivalent de la consommation annuelle de plusieurs centaines de milliers d’habitants.
- À l’échelle nationale, les estimations évoquent des pertes par évaporation atteignant 600 millions de m³ annuellement, auxquelles s’ajoutent les rejets directs vers la mer et les pertes par infiltration. Tous ces volumes perdus pourraient théoriquement alimenter plusieurs wilayas déficitaires et transformer significativement les conditions d’accès à l’eau de millions d’Algériens.
- Priorité 2026-2029 pour optimiser l’Eau par l’Interconnexion Intelligente
Lors de son discours d’investiture en septembre 2024, le Président Tebboune avait déclaré : « 2025, l’année des grands transferts d’eau », reconnaissant ainsi que la solution ne réside pas dans la construction de nouveaux barrages, mais dans l’interconnexion intelligente de ceux en exploitation.
Cette orientation s’appuie sur un constat technique et économique : construire un nouveau barrage nécessite des investissements colossaux de 12 à 40 milliards de dinars selon la capacité avec des délais de 5 à 8 ans et parfois plus. À l’inverse, l’interconnexion des barrages existants permet de mobiliser rapidement des volumes significatifs à des coûts comparativement réduits, tout en optimisant l’utilisation du capital hydraulique déjà investi.
À ce titre, il est indispensable de reconsidérer la gestion des ressources superficielles fragmentées en un système intégré résilient garantissant l’alimentation en eau des localités non desservies par le dessalement d’eau de mer et où la ressource est toujours disponible.
Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’établir un plan prioritaire d’interconnexions 2026-2029 qui vise à :
- Le décloisonnement des systèmes Est et Centre non interconnectés et l’accord d’une gestion planifiée des ressources hydriques à l’Ouest du pays.
- La valorisation des surplus d’eau des barrages par déversement côtiers et par rejets côtiers. Une récupération des surplus avant évaporation et déversement permettra des gains de mobilisation de 150 à 250 millions de m³/an, soit de 7 à 9% des eaux mobilisables.
- La régulation des réserves de barrages à potentiel de transfert disposant d’un taux de remplissage appréciable supérieur à 70 %.
- La réduction des pertes de transport gravitaire par le recours aux adductions.
Le plan d’action proposé met en œuvre une stratégie nationale de gestion par l’interconnexion des eaux de barrage pour 2026-2029. Il se décline en deux phases, visant à renforcer la sécurité hydrique et à améliorer la résilience face aux sécheresses, tout en soutenant l’agriculture et l’approvisionnement en eau potable dans de nombreuses régions du pays. Les priorités des actions doivent s’établir selon une analyse multicritère (AMC) intégrant la faisabilité technique, l’impact socio-économique, les avantages environnementaux et la résilience hydrique, conformément au programme établi :
Phase I: Court terme 2026-2028
Cette première phase s’articule autour de grands travaux d’interconnexion de barrages, essentiels pour garantir une utilisation optimale et mutualisée des ressources. Le projet le plus emblématique est le transfert d’eau entre le barrage de Tabellout et celui d’El Agrem, sur une distance de 40 à 45 km, pour une capacité de 50 000 m³/jour. Doté d’un investissement de 10 milliards de DA, il vise à sécuriser l’irrigation de la plaine Jijel-Chekfa (4 885 ha), à augmenter la résilience locale face aux pénuries et à approvisionner durablement la zone côtière en eau potable.
Un second projet porte sur la liaison bidirectionnelle entre les barrages Mahouane et Draa Diss, essentielle pour les Hauts Plateaux sétifiens. D’une longueur de 60 à 75 km, il permettra un transfert saisonnier de 21 hm³/an, bénéfique à 16 communes dont El Eulma, soit un impact sur 250 000 habitants. Cette interconnexion optimise la gestion de la sécheresse et mutualise les ressources entre régions, avec un coût estimé entre 6 et 8 milliards de DA.
La troisième initiative vise la connexion du barrage d’Ouizert à celui de Bouhnifia (15 à 20 km de conduite). L’idée est d’utiliser le surplus d’Ouizert pour combler les réserves de Bouhnifia, partiellement envasées, mais d’une capacité de 100 hm³. Les travaux, entre 6,5 et 8 milliards de DA, devraient améliorer l’alimentation en eau potable de Bouhnifia, Geuetrna, Hacine, et Mascara, tout en permettant des opérations de dévasement hydraulique.
Quatrième projet : l’interconnexion bidirectionnelle Beni Haroun – Tabellout, sur 90 à 120 km, reliera les deux barrages majeurs de l’Est, pour une capacité cumulée de 1,25 milliard de m³ et un transfert mutuel de 36 hm³/an. Cette infrastructure à 30 milliards de DA accroîtra la résilience du réseau intégré face aux pénuries et tirera parti du potentiel de mutualisation entre ces systèmes.
Phase II : Moyen terme 2027-2029
La seconde phase prolonge l’effort avec des travaux ciblés d’optimisation et de valorisation des surplus. Il s’agit d’abord de récupérer 5 millions de m³/an perdus depuis 2003 par le barrage Beni Haroun, via l’extension du réseau et l’installation d’un système de pompage pour capter 15 000 m³/jour. L’investissement est de 2,5 à 3,5 milliards de DA.
Ensuite, le projet d’interconnexion Hammam Boughrara – cratère Ziouia (60 km) sécurisera la réserve de stockage pour Oran, limitant les pertes d’eau à hauteur de 50%. Le cratère de Ziouia (13 hm³), alimenté depuis Bénisaf, constitue une réserve stratégique, notamment en cas d’incident dans l’usine de dessalement. Les travaux sont évalués à 10 milliards de DA.
Un autre axe majeur concerne la récupération des eaux de l’oued Seybouse à Annaba/El-Tarf : une station innovante permettra la récupération contrôlée de 80 000 m³/jour, soit de 30 à 40 millions de m³/an. Ce dispositif, dont le coût varie de 25 à 32 milliards de DA, alimentera le complexe des barrages d’El-Tarf et garantira l’irrigation de 8 000 hectares supplémentaires tout en prévenant les inondations.
Enfin, les projets d’interconnexion entre les barrages d’El-Tarf (Bounamoussa, Cheffia et satellites) forment un réseau intégré de distribution et de valorisation de surplus (120 000 m³/jour, 45 km), avec un investissement de 26 milliards de DA.
Les transferts des excédents d’eau issus des barrages La Mexa et Boukhroufa, dirigés vers Aïn Dalia et Ouldjet Mellègue, renforceront l’alimentation des wilayas de Souk Ahras et Tébessa et garantiront l’eau nécessaire aux industries d’extraction et de transformation locales.
Le programme d’interconnexion 2025-2030 est estimé à près de 142 milliards de DA pour une mise en place de réseaux interconnectés permettant, selon les besoins régionaux, de transférer l’eau entre les barrages, de récupérer une partie des rejets en mer et de lutter contre les pertes par infiltration durant le transport, avec des pompages et canalisations adaptés aux volumes et distances, en privilégiant les transferts est-est et est-centre afin d’assurer une distribution sécurisée, économique et durable de l’eau à travers le territoire.
Le réseau d’interconnexion de barrage devra être associé à l’usage de solutions techniques avec une maintenance rigoureuse et prédictive. Des actions de lutte contre l’érosion/envasement doivent être menées pour optimiser l’utilisation des barrages dans un contexte de stress hydrique croissant. Ces mesures permettent d’assurer la pérennité des infrastructures, la disponibilité de l’eau et la protection des écosystèmes.
Tableau 1: Données récapitulatives des principaux projets d’interconnexion de barrages
Projet d’interconnexion Montant d’investissement en milliard (DA) Capacité de transfert (Hm³/an) Impact principal Tabellout – El Agrem 10 18,25 Sécurisation de l’irrigation de la plaine côtière de Jijel-Chekfa (4 885 ha) et alimentation en eau potable de la zone côtière. Mahouane – Draa Diss 6 à 8 21,0 Régulation saisonnière, bénéfice pour 16 communes de l’est de Sétif (≈250 000 habitants). Ouizert – Bouhnifia 6,5 à 8 10,0 Optimisation de la gestion des eaux dans une zone semi-aride, alimentation en eau de Bouhnifia, Guetarna, Hacine et Mascara . Beni Haroun – Tabellout 30 36,0 Relie les deux plus grands barrages de l’Est (1,25 milliard de m³ cumulés), augmente la résilience face aux sécheresses. Renforcement Ain Zada – Mahouane 4,5 à 6 29,0 Doublement du corridor d’approvisionnement vers les Hauts Plateaux (Bordj Bou Arréridj). Récupération du surplus du barrage Beni Haroun 2,5 à 3,5 5,47 Valorisation des 5 millions de m³/an perdus, optimisation du réseau existant. Hammam Boughrara → Cratère de Ziouia 10 8-10,0 Sécurisation du stockage de Ziouia et alimentation des communes d’Oran . Oued Seybouse (Annaba/El Tarf) 25 à 32 35,0 Alimentation du complexe de barrages d’El Tarf et irrigation de 8 000 ha, réduction du risque d’inondation . Réseau intégré des barrages d’El Tarf 26 43,8 Création d’un système de gestion intégré (Bounamoussa, Cheffia, satellites) et valorisation des surplus avant rejet. La Mexa -Ouldjet Mellègue Équivalents ≈25–30 milliards) Non précisée Transfert d’excédents d’eau d’El Tarf vers Souk Ahras et Tébessa, appui aux projets agricoles et miniers (phosphates) . Cette stratégie repose sur une interconnexion optimisée des barrages existants. Le but est d’augmenter l’exploitation des ressources hydrauliques, de minimiser les pertes liées à l’évaporation et aux déversements marins, et d’améliorer durablement la répartition vers les régions touchées par un manque d’eau.
En conséquence, l’utilisation intégrée de la modélisation hydraulique, énergétique, économique et climatique garantit une perspective globale pour une gestion optimisée face à l’intensification du stress hydrique et à la demande accrue en eau.
Prof. Mustapha Kamel MIHOUBI
École Nationale Supérieure d’Hydraulique (ENSH)
E-mail : k.mihoubi @ensh.dz
Références
- Online. (s. d.). Consulté à l’adresse : https://www.algeriainvest.com/fr/premium-news/grands-transferts-deau-de-nouveaux-barrages-lalgerie-renforce-sa-securite-hydrique
- Algeria—Algiers regional water supply project. (s. d.). [Text/HTML]. World Bank: https://documents.banquemondiale.org/fr/publication/documents-reports/documentdetail/488061468010264919
- ANBT (2018) Plan d’action de l’agence nationale des barrages et transferts.
