À quelques jours des législatives du 2 juillet, les partis politiques intensifient leurs campagnes de proximité afin de mobiliser les électeurs. Tous appellent à une forte participation, tout en défendant leurs priorités en matière de développement et de renforcement des institutions.
La confiance, principal message du MSP
En déplacement à Bou Saâda, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a mis l’accent sur les questions économiques, présentées comme l’axe central du programme de son parti.
Selon lui, le développement de l’économie nationale passe par une meilleure valorisation des spécificités de chaque région du pays. Il estime que les futurs députés de sa formation devront porter des propositions adaptées aux réalités locales, en encourageant l’investissement dans les ressources et les potentialités propres à chaque territoire.
Cette approche, explique-t-il, vise à favoriser une économie plus diversifiée et moins dépendante d’un nombre limité de secteurs. Le responsable du MSP a également insisté sur le rôle des compétences nationales, notamment des jeunes diplômés, qu’il considère comme un levier essentiel de croissance et d’innovation.
À Blida, Abdelali Hassani Cherif a développé un autre axe majeur de sa campagne : la restauration de la confiance entre les citoyens, les institutions et les responsables publics.
Selon lui, cette confiance constitue un préalable indispensable à toute dynamique de développement. Le président du MSP estime que le renforcement de la souveraineté nationale ne peut plus se limiter à sa dimension politique, mais doit également englober les dimensions économique, alimentaire, hydrique, numérique et sociétale.
Dans son intervention, il a présenté les élections du 2 juillet comme une opportunité de réduire la distance entre les citoyens et leurs institutions, estimant qu’une forte participation contribuerait à redonner de la crédibilité à l’action politique.
Le responsable du MSP a, par ailleurs, rappelé que son parti entend participer au débat parlementaire non seulement pour obtenir des sièges, mais aussi pour défendre des propositions en faveur du développement, de la stabilité et de la préservation des valeurs nationales.
Le FLN appelle à l’émergence d’un Parlement fort
De son côté, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Ben Mbarek, a choisi la wilaya de Chlef pour rappeler les enjeux institutionnels des prochaines élections.
Devant les militants de son parti, il a qualifié ce scrutin de «rendez-vous politique et constitutionnel majeur», estimant que l’Assemblée populaire nationale doit disposer d’une forte représentativité afin d’exercer pleinement ses missions de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
Le responsable du FLN a insisté sur le fait que ces élections dépassent le simple cadre administratif et constituent avant tout une expression de la participation démocratique des citoyens. Il a ainsi invité les électeurs à voter massivement afin de contribuer à la mise en place d’un Parlement capable d’accompagner les politiques publiques liées au développement économique, à l’investissement et à la création d’emplois.
Abordant les potentialités de la wilaya de Chlef, Abdelkrim Ben Mbarek a également défendu une vision du développement fondée sur la valorisation des ressources locales, le soutien à l’investissement productif et la promotion de la justice sociale.
El-Bina insiste sur la légitimité des institutions
À Médéa, le vice-président du Mouvement El-Bina, Ahmed Mahmoud Khouna, a, lui aussi, centré son intervention sur la participation citoyenne.
Selon lui, la participation aux urnes constitue un facteur déterminant pour renforcer la légitimité des institutions élues et consolider le processus démocratique. Il estime que la force des assemblées représentatives dépend directement de la confiance que leur accordent les électeurs à travers le vote.
Le responsable du Mouvement El-Bina considère également que ce rendez-vous électoral représente une occasion pour les citoyens de choisir des représentants capables de défendre leurs préoccupations au sein des institutions et d’accompagner les efforts de développement engagés dans le pays.
Il a enfin appelé à une mobilisation collective, estimant que la poursuite des projets de développement et le renforcement des institutions nécessitent l’implication de l’ensemble des citoyens.
I. Khermane
