Le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a affirmé, hier, que malgré les grands troubles géopolitiques que connaît le monde, l’Algérie demeure forte et résiliente face à leurs effets dévastateurs.
Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du programme de préparation au combat 2025-2026 au sein des différentes Régions militaires, Saïd Chanegriha a entamé, hier, une visite de travail et d’inspection à la 3e Région militaire. Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, la visite a débuté au siège du commandement de la Région à Béchar, où le général d’armée a été accueilli par le général-major Nacereddine Fodil, commandant de la 3e Région militaire.
À cette occasion, Saïd Chanegriha s’est recueilli à la mémoire du chahid Mustapha Ben Boulaïd, dont le siège du commandement porte le nom, en déposant une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative et en récitant la Fatiha à la mémoire des martyrs.
Le chef d’état-major de l’ANP a ensuite rencontré les cadres et les personnels de la Région lors d’une allocution d’orientation retransmise par visioconférence à l’ensemble des unités de la 3e Région militaire. Il a affirmé que «l’Algérie, malgré les profondes turbulences géopolitiques que connaît le monde, demeure solide et résiliente face à leurs effets destructeurs», grâce à trois piliers essentiels.
Solidité économique
Dans ce contexte, Saïd Chanegriha a souligné que «le monde traverse aujourd’hui une phase de graves perturbations géopolitiques générant des répercussions économiques préoccupantes», évoquant notamment les dysfonctionnements des chaînes d’approvisionnement mondiales, ainsi que la montée de l’inflation et de la récession à l’échelle internationale.
Le premier facteur de résilience de l’Algérie réside, selon lui, dans «la solidité économique», renforcée par les grands projets structurants engagés par l’État. Il a cité, à ce titre, le projet de ligne ferroviaire reliant Béchar à Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf.
Ces réalisations, a-t-il estimé, «ne constituent pas de simples investissements conjoncturels, mais des bases structurelles appelées à contribuer à l’élaboration d’un modèle de développement capable d’absorber les chocs et de créer une immunité économique nationale».
Un front intérieur solide
Le général d’armée a également mis en avant «la cohésion sociale et la solidité du front intérieur», qu’il considère comme le deuxième pilier de cette résilience. Il a salué «la conscience croissante du peuple algérien dans toutes ses composantes ainsi que des élites nationales sincères», estimant que celles-ci sont pleinement conscientes «des dimensions des complots visant à perturber le processus de renouveau multidimensionnel engagé par le pays ces dernières années».
Le troisième pilier repose, selon le chef d’état-major, sur «le haut niveau de préparation et la vigilance permanente des forces armées», qu’il a qualifiées de «pierre angulaire de cette résilience et de cette solidité stratégique singulière».
Une armée préparée, un Etat fort
Il a affirmé que l’ANP ne se limite pas à la sécurisation du territoire national, mais contribue également à «consacrer l’image d’un État fort et sûr dans un environnement régional troublé». Le communiqué souligne également que Saïd Chanegriha a évoqué «la confiance croissante des partenaires étrangers», illustrée par «les visites de haut niveau successives de responsables militaires et politiques de plusieurs pays amis», considérant que cela reflète la place qu’occupe désormais l’Algérie sur les plans régional et international.
Le général d’armée a enfin estimé que cette dynamique de réalisations représente «un investissement stratégique dans la résilience globale», qu’il considère comme «la garantie essentielle d’une présence efficace dans un monde en pleine mutation».
Il a attribué ces acquis aux efforts des «patriotes sincères dans toutes les institutions de l’État», sous «la conduite clairvoyante du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale».
À l’issue de cette rencontre, le chef d’état-major de l’ANP a écouté les préoccupations des personnels de la 3e Région militaire, lesquels ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leurs efforts pour accomplir leurs missions, notamment en matière de sécurisation des frontières et de protection du territoire national contre toute menace potentielle.
Synthèse R. N.
