Le procès en appel de Mohamed Azzouz Benhalima et de son acolyte Mohamed Abdellah et des 11 autres inculpés qui devait être jugé, hier, au tribunal criminel d’Alger de la deuxième instance a été reporté à la prochaine session criminelle. Le renvoi de l’affaire qui devait être examinée par les magistrats du tribunal criminel d’appel est intervenu quelques minutes après le début de l’audience suite à l’absence de maître Bellahreche Zakaria, avocat du principal prévenu, Mohamed Benhalima. L’un des principaux inculpés en l’occurrence Abdellah Mohamed a déclaré devant le président chargé du dossier : «Je veux en finir une fois pour toute. Je veux quitter la prison militaire. Je veux être jugé par le tribunal en question car je ne veux plus y retourner».
Pour rappel, le Tribunal criminel de la première instance de Dar El-Beïda a condamné, le 15 mai 2024 les accusés Abdellah Mohamed et Benhalima Mohamed Azouz à 5 ans de prison ferme pour plusieurs chefs d’accusation, dont adhésion à un groupe subversif ciblant la sécurité de l’Etat et l’unité nationale. Ont été également condamnés dans cette affaire nombre d’accusés à 3 ans de prison ferme, d’autres accusés à un (1) de prison avec sursis alors que 3 autres ont été acquittés. Abdellah Mohamed et Benhalima Mohamed Azouz ainsi que Mohamed Larbi Zitout et Amir Boukhars dit «Amir DZ» et d’autres accusés ont été poursuivis pour des chefs d’inculpation liés à «l’adhésion à un groupe subversif ciblant la sécurité de l’Etat et l’unité nationale», ainsi que «complot visant à inciter les citoyens à se rebeller contre l’autorité de l’Etat» et «financement d’individus à l’intérieur du pays et à l’étranger pour commettre des actes portant atteinte à la sécurité de l’Etat et à la stabilité de ses institutions».
Le même tribunal a condamné, par contumace, les terroristes Mohamed Zitout et Amir DZ à 20 ans de prison ferme avec confirmation des mandats d’arrêt internationaux émis à leur encontre par le juge d’instruction chargé de l’enquête judiciaire. L’actuelle présidente qui préside la 10e chambre pénale au niveau de la Cour d’appel d’Alger n’a pas répondu aux multiples provocations des deux mis en cause qui ont tout fait pour semer la zizanie et créer un climat de psychose dans la salle d’audience. Elle a fait preuve d’une sagesse exemplaire. Il convient de signaler enfin que plusieurs prévenus n’ont pas répondu aux convocations adressées par le parquet général près la Cour d’Alger pour assister à l’audience et répondre aux graves accusations retenues à leur encontre que ce soit au cours de l’enquête préliminaire ou l’instruction judiciaire.
Il est à rappeler par ailleurs que certains avocats constitués ont décidé de se retirer de l’affaire car ils ont estimé qu’ils ne peuvent pas continuer à défendre les inculpés.
R.H.