Les travaux de la 48e session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) se sont ouverts ce mercredi à Addis-Abeba avec la participation du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Cette réunion ministérielle, qui intervient dans le cadre de la préparation du Sommet de l’UA, prévu samedi et dimanche, permettra d’examiner des questions et des dossiers en lien avec le rôle et la place de l’action africaine dans le traitement des principaux défis politiques, sécuritaires et en matière de développement auxquels est confronté le continent.
Parmi les priorités des ministres africains des Affaires étrangères, figurent l’étude du rapport de la 51 session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l’UA, tenue du 12 au 30 janvier dernier, ainsi que le rapport relatif à la participation de l’UA au G20.
Dans son intervention, à l’ouverture des travaux, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a mis l’accent sur les principaux défis auxquels fait face l’organisation panafricaine notamment la stabilité politique, les crises sécuritaires, les conflits ainsi que la menace terroriste, soulignant que ces «questions difficiles» feront l’objet de délibérations approfondies par les leaders africains.
«Ce sont des questions difficiles qui feront certainement l’objet de délibérations approfondies par nos leaders», a tenu à souligner le président de la Commission de l’UA.
Evoquant, par ailleurs, les changements anticonstitutionnels du gouvernement intervenus dans certains pays, le président de la Commission a salué «le retour de la Guinée et du Gabon au sein de l’Union africaine», après, a-t-il dit, «un processus de transition réussi».
Le terrorisme figure aussi parmi les défis auxquels fait face l’UA. M. Ali Youssouf a souligné à ce propos que «dans le Sahel et la Corne de l’Afrique, la menace terroriste ne recule pas».
Concernant le thème de cette année, l’eau et l’assainissement, il a insisté sur le fait qu’il «faut protéger cette ressource partagée et ce facteur de coopération» face aux changements climatiques.
Par ailleurs, le développement et l’intégration constituent aussi un chantier majeur. Le président de la Commission a réaffirmé dans ce contexte que «la ZLECAf et les institutions de l’UA demeurent essentielles à la promotion de l’intégration», grâce à des financements innovants et à des partenariats renforcés avec le secteur privé et la société civile africains.
Il a conclu en affirmant qu’«un leadership déterminé et des priorités stratégiques claires seront les clés de notre succès», et en remerciant la République d’Angola, qui assure actuellement la présidence de l’UA, «pour son leadership au sein du Conseil exécutif».
R.I
