Le président du tribunal criminel d’Alger de la 2e instance judiciaire a renvoyé, hier après-midi, à la prochaine session criminelle le procès en appel de T. Karim suite à l’absence de ses avocats. Le mis en cause faisait partie d’une dangereuse association de malfaiteurs spécialisés dans les vols qualifiés et dans les attaques à main armée. Il a écopé lors de son premier jugement d’une peine de 10 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 2 millions de dinars. Pour rappel, l’inculpé faisait partie d’une dangereuse association de malfaiteurs, qui se sont accaparés d’une somme de trois milliards de centimes d’un hangar sis à la cité jolie vue de Kouba avec la complicité non seulement du gardien du garage mais aussi d’un ex-policier.
Le gardien du hangar qui, après s’être mis d’accord avec les membres de l’association de malfaiteurs, avait laissé le portail entrouvert et montré aux mis en cause où se trouvait le coffre-fort qui contenait pas une énorme somme d’argent en monnaie nationale et en devises étrangères. Les inculpés dont la plupart sont des repris de justice spécialisés dans les vols qualifiés et de trafic de drogue. Lors de leur arrestation d’ailleurs, les services de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, suite à une minutieuse enquête bel et bien menée, ont pu récupérer pas moins de 4,5 kg de kif traité. Les incriminés ont tout au long de leur audition nié toutes les accusations retenues à leur encontre notamment par la chambre d’accusation de la cour d’Alger.
L’un des accusés répondant aux initiales de Gh.M une fois à la barre, a pointé un doigt accusateur l’ex-policier B. Abderzak qui exerçait au niveau de la sûreté urbaine de Baraki arguant que «l’importante quantité de cannabis saisie dans son domicile familial appartenait à l’ex-policier » et qu’il a été sommé de la garder chez lui par le dénonciateur. Les malfrats ont par ailleurs nié avoir ramené un véhicule de marque Ibiza pour transporter le coffre-fort qu’ils ont abandonné dans un lieu isolé dans la localité de Rouïba. Le gardien K. Farid au cours de son audition par le président en charge du dossier a tenté de faire croire que ses acolytes l’ont menacé de mort au cas où leur plan machiavélique n’aboutira pas. «Deux des inculpés m’ont ligoté et m’ont obligé de leur montrer l’endroit où se trouvait le coffre-fort. J’ai été libéré grâce à l’intervention du gardien d’une autre société», a-t-il affirmé. Quant à l’ex-policier D. Abderzak qui a été poursuivi notamment pour possession de kif traité, il a nié tout lien avec l’affaire : «Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Je fais l’objet d’un coup monté de toutes pièces, par les enquêteurs et par les mis en cause. Ils veulent que je colle une étiquette dont je ne suis pas porteur», a-t-il déclaré.
Le procureur général avait affirmé que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles notamment en ce qui concernent l’intention criminelle qui existait auprès des inculpés qui ont après avoir élaboré leur plan machiavélique celui de voler le coffre-fort, ils l’ont abandonné dans un endroit isolé dans la localité de Rouïba. Le même procureur avait requis au cours de son réquisitoire, des peines allant de dix à vingt ans de réclusion criminelle contre tous les accusés. Les avocats de la défense coincés par les déclarations contradictoires de leurs clients et les demandes du procureur général se sont contentés de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément à l’article 53 bis du code pénal et à l’article 592 du code de procédures pénales.
Après les délibérations, les autres incriminés ont été reconnus coupables des inculpations portées contre eux au cours de l’instruction judiciaire. Ils ont été condamnés à des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme.
R.H.
