L’Union nationale des transporteurs a appelé l’ensemble des transporteurs de marchandises opérant dans les ports à reprendre leurs activités et à contribuer au bon fonctionnement de la chaîne logistique nationale.
Dans un communiqué rendu public hier, l’organisation a exhorté les professionnels du secteur à faire preuve de sens du dialogue et de responsabilité, en plaçant l’intérêt supérieur du pays au-dessus de toute autre considération. L’Union a réaffirmé son engagement à accompagner et à soutenir ses adhérents dans la prise en charge des difficultés rencontrées au niveau des ports, tout en assurant qu’elle continuera à défendre les intérêts des professionnels du transport. Elle a rappelé à cette occasion que les ports algériens constituent un véritable pilier de l’économie nationale et que leur bon fonctionnement est indispensable pour garantir la continuité de l’activité économique.
Dans son communiqué, l’Union nationale des transporteurs est également revenue sur les conclusions de la réunion tenue avant-hier au ministère des Transports. Parmi les principaux points abordés figurent la révision de la tarification du transport de manière légale et officielle, en tenant compte des coûts réels d’exploitation, notamment ceux liés au carburant, ainsi que la prise en considération des spécificités et des revendications des professionnels dans le cadre du nouveau projet de loi sur la circulation routière. Selon l’Union, un accord a été trouvé pour soutenir le secteur du transport à travers des mesures d’accompagnement visant à améliorer la situation des professionnels, notamment par une assistance continue et un appui dans l’exercice quotidien de leurs activités.
En effet, le président de l’Union nationale des transporteurs, Bilal Mohamed, a affirmé que l’option de la grève n’est plus d’actualité, la réponse des pouvoirs publics aux revendications des syndicats ayant été jugée positive.
Un signal fort des autorités
Il a précisé qu’une commission sera installée dès mardi au ministère des Transports pour travailler exclusivement sur les modalités de la revalorisation des tarifs, qualifiant cette démarche de signal fort et de satisfaction d’une revendication majeure des transporteurs.
Il a également confirmé que le projet de loi sur la circulation fera l’objet d’un réexamen à la lumière des remarques transmises par les professionnels du secteur.
De son côté, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a souligné, lors de la réunion de concertation présidée par le secrétaire général du ministère, que le projet du Code de la route est toujours en cours d’examen dans le cadre du processus législatif en vigueur.
Le ministère a insisté sur le fait que le texte reste ouvert à l’enrichissement, sur la base des observations et propositions formulées par les partenaires sociaux. Ces développements interviennent alors qu’un mouvement de grève ouverte, lancé jeudi 1er janvier par les conducteurs de bus et de camions, se poursuit.
Cette grève proteste contre la hausse des prix des carburants et certaines dispositions du nouveau Code de la route, et a entraîné une paralysie du transport, des embouteillages dans les stations-service ainsi que des perturbations dans les déplacements des citoyens et le déroulement des activités quotidiennes. S’exprimant à ce propos, le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs de taxis, Sidali Aït El Hocine, a tenu à rassurer les professionnels.
Il a indiqué que le projet du Code de la route n’est pas encore entré en vigueur, malgré son adoption par l’APN, puisqu’il attend toujours l’approbation du Conseil de la nation. Selon lui, le texte reste amendable, enrichissable, voire annulable, et la tutelle s’est engagée à travailler avec les syndicats pour soumettre des propositions concrètes aux membres du Conseil de la nation, afin de lever les craintes des transporteurs, notamment les professionnels exposés à de lourdes sanctions.
Concernant l’augmentation des prix du carburant, le responsable syndical a estimé qu’elle impose nécessairement une révision des tarifs du transport. Il a assuré que cette augmentation sera étudiée de manière à ne léser ni le citoyen ni le transporteur, en tenant compte des différents facteurs économiques.
I.K
