Le soutien à l’investissement n’est plus une simple orientation, mais une conviction ancrée au plus haut sommet de l’État.
C’est en ces termes que le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, a résumé l’engagement des hautes autorités pour la transformation du climat des affaires dans le pays. Intervenant sur les ondes de la Chaîne Une de la Radio nationale, Rekkache est revenu sur les efforts déployés depuis le début du mandat du président de la République qui a fait des réformes économiques une priorité nationale. Le directeur de l’AAPI a souligné que la récente rencontre entre le chef de l’État et les opérateurs économiques s’inscrit dans cette dynamique. «Il est certain que cette rencontre a tracé une nouvelle feuille de route», a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un simple échange protocolaire.
Pour Omar Rekkache, cette rencontre reflète l’engagement total du président Tebboune à accompagner les investisseurs et à leur fournir un cadre favorable, dans une volonté affirmée de préserver et accélérer la dynamique économique enclenchée ces dernières années. Les acteurs économiques sont perçus comme les véritables piliers de cette stratégie nationale. Cette volonté politique forte s’est notamment illustrée à travers la participation remarquable de l’Algérie à la 4e édition de l’IATF. Les entreprises algériennes y ont signé des contrats d’une valeur de 11,4 milliards de dollars, selon les chiffres annoncés par Rekkache. D’autres négociations sont toujours en cours pour des accords estimés à 11,6 milliards de dollars, preuve de l’intérêt croissant pour le savoir-faire algérien à l’échelle continentale. Mais au-delà des signatures, le défi réside dans la concrétisation effective de ces partenariats. «Des instructions ont été données pour assurer le suivi rigoureux des projets», a-t-il précisé. Pour accompagner les investisseurs, l’AAPI a mis en place une série de mécanismes, notamment une commission sous l’autorité du Premier ministre, chargée du suivi des projets d’investissement.
Une plateforme numérique permet également de suivre en temps réel l’évolution des projets, de leur signature à leur réalisation sur le terrain. Certains opérateurs ont d’ores et déjà lancé les premières opérations d’exportation. «L’image du pays est notre responsabilité à tous, à travers la création des conditions nécessaires pour honorer nos engagements», a rappelé le directeur général de l’Agence. Depuis la réforme de l’AAPI et jusqu’au 25 septembre 2025, 17 511 projets d’investissement ont été enregistrés, a révélé Omar Rekkache. Le véritable enjeu désormais, selon lui, est leur matérialisation effective, avec un objectif ambitieux mais réalisable fixé par le président de la République : atteindre les 20 000 projets d’investissement actifs.
Foncier industriel, une réforme de fond
Omar Rekkache a également mis en lumière un autre pilier essentiel de la politique de relance économique: la gestion du foncier industriel, longtemps considérée comme un frein majeur à l’investissement en Algérie. À cet égard, il a insisté sur le rôle central de l’AAPI qui œuvre en coordination étroite avec plusieurs partenaires institutionnels afin de traduire la volonté politique en actions concrètes sur le terrain. Le foncier industriel, longtemps considéré comme un point noir pour les investisseurs, fait désormais l’objet d’une nouvelle approche. L’Agence s’est vue confier la gestion du foncier économique, élargie aux terrains touristiques et urbains. Seules les petites zones relèvent encore des autorités locales, en fonction des profils d’investisseurs visés. La transparence est au cœur de cette réforme : «Tous les terrains disponibles sont publiés sur la plateforme numérique unique.
Aucun traitement parallèle n’est autorisé», a précisé Omar Rekkache. Autre défi de taille: l’inadéquation entre la demande et l’offre réelle de foncier viabilisé. «La majorité des demandes concernent des zones saturées, alors que certaines régions disposent de vastes réserves foncières sous-exploitées», a indiqué le DG de l’AAPI. Une politique de valorisation de ces territoires est en cours, dans le but de les rendre plus attractifs aux yeux des investisseurs.
Islam K.
