Réuni sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, le Gouvernement a examiné, hier, un projet de décret structurant la prescription des produits pharmaceutiques.
Une réforme qui s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système de santé algérien, à l’heure où les pratiques thérapeutiques évoluent rapidement et où les risques sanitaires se diversifient.
Dans un contexte marqué par l’accélération des innovations médicales et la transformation des pratiques de soins, l’Algérie renforce progressivement son cadre réglementaire afin d’adapter son système de santé aux exigences contemporaines.
Lors de la réunion d’hier, le gouvernement a consacré une partie importante de ses travaux au projet de décret exécutif fixant les conditions et modalités de prescription et de dispensation des produits pharmaceutiques destinés à la médecine humaine. L’objectif est de mieux structurer l’exercice des professionnels de santé et de garantir un usage plus rationnel et sécurisé des traitements. Le communiqué des services du Premier ministre souligne ainsi que ce texte vise à «déterminer le cadre d’exercice des professionnels de santé au sein des structures et établissements publics et privés, afin de garantir une utilisation rationnelle, sécurisée et conforme aux exigences de santé publique nationale.
« Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système national du médicament. Elle répond à la nécessité «d’adapter le cadre réglementaire aux évolutions du système de santé» marqué par la diversification des traitements et l’intégration progressive de nouvelles technologies dans la pratique médicale. Le gouvernement met également en avant les défis émergents liés à ces transformations.
Le communiqué précise en effet qu’il s’agit d’«un instrument stratégique pour la consolidation du système national du médicament et la modernisation de la pratique médicale en Algérie», dans un contexte où les autorités alertent sur «l’émergence de risques accrus liés au mésusage, à la contrefaçon et au détournement de substances sensibles».
Ces risques, amplifiés par la circulation plus rapide de l’information et des produits de santé, ainsi que par la digitalisation progressive des pratiques thérapeutiques, imposent un renforcement des mécanismes de contrôle et de traçabilité du médicament. À travers cette réforme, les pouvoirs publics entendent ainsi accompagner l’évolution des pratiques médicales tout en consolidant la sécurité sanitaire nationale, dans un équilibre entre innovation, modernisation et maîtrise des risques.
Ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : les contours du projet se dessinent
Au-delà du secteur de la santé, la réunion du gouvernement a également abordé des projets structurants liés aux infrastructures ferroviaires et à l’approvisionnement en eau potable, confirmant une approche globale du développement national.
«Le gouvernement a également examiné un projet de décret exécutif portant déclaration d’utilité publique l’opération relative à la réalisation de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, dans les tronçons El-Meniaâ-In Salah et In Salah-Tamanrasset», selon le communiqué.
«Les deux tronçons, El-Meniaâ-In Salah sur un linéaire de 410 km et In Salah-Tamanrasset sur 676 km, s’inscrivent dans le cadre du projet de réalisation de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset sur plus de 2.400 km, ce qui va contribuer grandement à soutenir le développement du transport ferroviaire dans les hauts plateaux et le sud du pays et, par conséquence, l’amélioration des conditions de vie et la promotion de la croissance économique inclusive dans la région», souligne la même source.
Rappelons à ce propos que lors d’une réunion de travail présidée le 1er juin par le président Tebboune, consacrée aux projets structurants, durant laquelle le financement du projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset a été examiné, il a été décidé de lancer les travaux, au plus tard au cours du mois de septembre prochain, à travers trois (3) grands chantiers, à savoir, Ouargla-In Salah, In Salah-Tamanrasset et Tamanrasset-In Salah.
Enfin, et dans le cadre du suivi de la situation de l’approvisionnement en eau potable, «le gouvernement s’est enquis de l’état d’avancement des projets relatifs aux travaux de réalisation et de raccordement en aval de la station de dessalement d’eau de mer d’Alger Ouest à Fouka et des travaux d’approvisionnement en eau potable de la localité de Tin Zaouatine, dans la wilaya d’In Guezam, à partir du champ d’eau Tanezrouft», conclut la même source.
R.N
