Toutes les garanties juridiques, humaines et matérielles ont été réunies afin que les électeurs puissent voter dans un climat de confiance et de neutralité.
La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet s’est officiellement achevée avec l’entrée en vigueur de la période de silence électoral.
À quelques jours du scrutin, l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) affiche sa satisfaction quant au déroulement de cette étape qu’elle considère comme essentielle dans le processus démocratique. Intervenant sur les ondes de la Radio Chaîne III, le membre de l’Anie, Abderrahmane Chebli, a dressé un bilan détaillé de la campagne, des préparatifs logistiques et des garanties mises en place pour assurer la transparence du vote.
Selon le responsable, la campagne s’est déroulée dans un climat globalement serein, permettant aux candidats de présenter leurs programmes à travers des meetings populaires, des activités de proximité ainsi que les espaces médiatiques mis à leur disposition par la Radio et la Télévision nationales.
Plus de 3.965 rassemblements ont été organisés à travers le pays, témoignant d’une participation notable des citoyens. L’État a également mobilisé les moyens nécessaires en mettant gratuitement à la disposition des candidats des salles de réunions, des espaces d’affichage et des temps d’antenne répartis selon le nombre de listes présentées par chaque formation politique, dans le respect des principes d’égalité et d’équité.
Des infractions relevées
L’Anie souligne, toutefois, que le suivi quotidien de la campagne a permis de relever plusieurs infractions, principalement liées à l’affichage électoral.
Certaines listes n’ont pas respecté les règles imposant la présentation de l’ensemble des candidats figurant sur une même liste, privilégiant parfois une seule personnalité. Face à ces manquements, l’Autorité est intervenue par des communiqués et des mises en demeure afin de rappeler les dispositions prévues par la loi et d’assurer l’égalité entre tous les concurrents.
Au-delà des aspects organisationnels, Abderrahmane Chebli relève plusieurs constantes dans les discours des candidats. «Tous ont salué les réformes politiques engagées ces dernières années, notamment la révision de la Constitution et la nouvelle loi électorale, tout en appelant les citoyens à participer massivement au scrutin afin de renforcer les institutions élues», a-t-il souligné.
Si la compétition entre les listes demeure vive, l’Anie estime que le débat politique est resté dans un cadre «responsable», «sans dérives majeures».
Le responsable a également mis en avant les effets des nouvelles dispositions législatives sur la composition des listes. Les critères imposés par la loi concernant la représentation des femmes, des jeunes et des diplômés universitaires ont profondément renouvelé le paysage des candidatures. Les femmes représentent désormais 47% du corps électoral, tandis que les candidats de moins de quarante ans constituent 54% des personnes en lice, soit 5.334 candidats sur un total de 9 854
. Des chiffres que l’Anie considère comme le reflet d’une évolution progressive de la vie politique et d’une implication accrue des nouvelles générations.
L’Autorité rappelle néanmoins que plusieurs partis politiques ont déposé leurs listes à la dernière minute, réduisant leurs possibilités de remplacer les candidats dont les dossiers avaient été rejetés. Une situation qui illustre, selon l’Anie, l’importance du respect des délais fixés par la législation électorale.
Avec l’entrée en vigueur du silence électoral, toute activité de propagande est désormais interdite. La diffusion de sondages d’opinion, la distribution de tracts ou encore toute forme de publicité électorale sont prohibées jusqu’à la fermeture des bureaux de vote. L’Autorité précise avoir mis en place une cellule de veille chargée de surveiller les contenus publiés sur les réseaux sociaux afin de détecter d’éventuelles infractions et d’engager les procédures prévues par la loi.
Un important dispositif pour le jour J
Sur le plan logistique, les préparatifs sont achevés. Plus de 63 000 bureaux de vote ont été ouverts à travers le territoire national, dont 144 bureaux itinérants destinés aux populations nomades réparties dans 15 wilayas. Plus de 444 000 agents ont été mobilisés pour encadrer les opérations électorales, tandis que les bureaux ouverts à l’étranger sont également opérationnels depuis le 27 juin.
Les représentants des candidats ont reçu leurs accréditations afin de suivre toutes les étapes du scrutin, depuis le vote jusqu’au dépouillement et à la centralisation des résultats.
Pour l’Anie, la crédibilité du scrutin repose avant tout sur une forte participation citoyenne, mais aussi sur la présence des représentants des listes dans les bureaux de vote, considérée comme une garantie essentielle de transparence. L’Autorité affirme ainsi avoir réuni l’ensemble des conditions juridiques, humaines et matérielles afin que les électeurs puissent exercer leur droit dans un climat de confiance, de neutralité et de transparence.
Assia M.
