Pour cette rentrée sociale 2026 en Algérie, les attentes principales se concentrent sur la préservation du pouvoir d’achat, la régulation des prix des produits de large consommation, la disponibilité des fournitures scolaires ainsi que le suivi des mesures d’accompagnement salarial et de protection des couches les plus vulnérables.
Après une pause estivale bien méritée, il est temps de se préparer à reprendre le chemin du travail, de l’école et des responsabilités quotidiennes. En Algérie comme partout ailleurs, ces deux derniers mois, en plus des dégâts liés au dérèglement climatique (sécheresse, canicule et incendies), la grosse préoccupation demeure sans nul doute les conditions climatiques qui génèrent stress et anxiété. La rentrée est aussi un défi pour les mères : gérer la reprise de l’école pour les enfants et son propre retour au travail.
Cette année, la rentrée sociale semble se dérouler sans anicroches avec la volonté des pouvoirs publics de préparer la période de la rentrée (scolaire, universitaire et professionnelle) de manière fluide, en anticipant les tensions et en assurant la livraison des infrastructures nécessaires pour éviter tout conflit ou blocage.
Cela suppose un suivi de la livraison des nouvelles écoles et structures d’accueil, un contrôle des prix et approvisionnement des marchés, pour limiter l’impact de l’inflation, et une implication des autorités locales et des différents départements ministériels pour lever les obstacles logistiques.
L’enjeu pour réussir cette rentrée sociale est de garantir la stabilité et la continuité des services publics, de répondre aux attentes des citoyens en matière de pouvoir d’achat et de conditions d’accueil et enfin de prévenir les mouvements de contestation ou les perturbations dans les secteurs clés comme l’éducation et les transports.
Rappelons, en outre, que le calendrier de la rentrée scolaire a été réaménagé. Initialement prévue le 6 septembre pour les élèves, la reprise des cours est désormais fixée au 21 septembre. L’Union nationale des parents d’élèves (UNPE) a salué la décision de ce réaménagement, estimant dans un communiqué que le «report constitue une mesure adaptée aux particularités climatiques et géographiques de l’Algérie, notamment dans les wilayas du Sud et de l’intérieur du pays».
Pour l’UNPE, ce nouveau calendrier «permet également de mieux tenir compte des réalités propres aux différentes régions du pays», alors que «les températures peuvent rester particulièrement élevées au début du mois de septembre dans plusieurs wilayas». La question climatique avait déjà été soulevée par plusieurs organisations représentatives, qui avaient appelé à revoir les dates initialement arrêtées.
Les fortes chaleurs persistantes dans certaines régions, notamment dans le Sud, avaient suscité des préoccupations concernant les conditions dans lesquelles les élèves auraient dû reprendre les cours. Cette décision a également été favorablement accueillie par les représentants des travailleurs de l’éducation. La rentrée sociale implique également les partenaires sociaux et syndicaux pour préserver la stabilité et consolider les acquis socio-économiques des travailleurs.
H.A
