Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a engagé les premières démarches pour la mise en œuvre des décisions prises lors du dernier Conseil des ministres présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 3 mai 2026, relatives à la modernisation du transport public urbain.
Dans ce cadre, une réunion de coordination par visioconférence s’est tenue au siège du ministère, sous la présidence du directeur général de la mobilité et de la logistique, avec la participation des directeurs des transports des différentes wilayas du pays, selon un communiqué du ministère.
Selon la même source, cette rencontre a été consacrée à «l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle et de mécanismes d’exécution» destinés à assurer le remplacement des anciens bus dépassant 25 années d’exploitation par de nouveaux autobus modernes. Le ministère souligne que cette opération vise à offrir «un service de transport public moderne et sécurisé», capable de répondre aux exigences de confort et de sécurité des citoyens et d’être à la hauteur de leurs attentes.
Lors du Conseil des ministres, le chef de l’État avait «ordonné au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports de retirer les bus de plus de 25 ans du parc national dans un délai maximal de trois mois».
Auparavant, le chef de l’Etat avait annoncé la décision d’importation de 10 000 nouveaux bus et le retrait du parc national des véhicules vétustes de plus de 25 ans de service. Juste après l’accident d’Oued El Harrach, Saïd Sayoud, alors ministre des Transports, avait indiqué qu’«il y a plus de 84 000 bus qui doivent être renouvelés».
L’Algérie a commencé à réceptionner les nouveaux bus, commandés notamment auprès de la Chine et de l’Allemagne, en février dernier. Depuis, plusieurs lots de bus ont été réceptionnés au niveau des ports algériens.
Et en avril dernier, plusieurs villes du pays, notamment Alger, Oran, Annaba et Constantine ont reçu de nouveaux bus importés pour le renouvellement du parc de transport public de voyageurs. Or, l’on constate sur le terrain que les nouveaux bus sont affectés aux seules entreprises étatiques.
Qu’on est-il des bus privés ? Des mesures concrètes ont-elles été prises à cet effet ? Pourtant, lors d’une réunion en août 2025 de Sayoud avec les représentants du secteur, il était prévu le retrait «sous six mois», des bus vétustes de plus de 30 ans, suivi d’un retrait progressif des véhicules dépassant les 20 ans.
Et pour accompagner ce renouvellement, le ministère avait prévu des mesures incitatives, incluant des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de bus récents. Un groupe de travail conjoint devait être mis en place pour suivre ces dossiers et des commissions mixtes devaient inspecter les véhicules sur le terrain, tandis qu’un numéro vert permettra aux citoyens de signaler les abus.
S.M
