Le forum se veut une plateforme d’action où les intentions se transforment en projets et où les idées trouvent des débouchés concrets.
La 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce s’est ouverte, hier, à l’hôtel Sheraton Club des Pins Resort, avec une large participation internationale comprenant des acteurs économiques, des experts et des institutions financières. Placée sous le slogan «ensemble, ouvrons les marchés», cette rencontre est organisée par le Centre arabo-africain pour l’investissement et le développement, en partenariat avec l’Union africaine, Afreximbank et le secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine.
L’événement s’est déroulé en présence du ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, ainsi que du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui.
Dans son discours d’ouverture, le président du Centre arabo-africain pour l’investissement et le développement, Amine Boutalbi, a souligné que l’Afrique représente aujourd’hui l’un des principaux pôles de croissance économique au monde, dans un contexte marqué par les mutations rapides de l’économie internationale et la nécessité croissante de trouver de nouveaux marchés, de nouvelles ressources et des opportunités d’investissement prometteuses.
Il a affirmé que les marchés traditionnels avaient atteint un certain niveau de saturation, faisant ainsi de l’Afrique la nouvelle destination de la croissance mondiale grâce à ses richesses naturelles, à son capital humain et à son immense potentiel économique.
Selon lui, le continent africain, fort d’un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs, constitue désormais un espace économique unifié capable d’augmenter le volume des échanges intra-africains de plus de 60% et de générer des opportunités économiques et d’investissement dépassant les 560 milliards de dollars.
Soulignant que l’avenir de l’Afrique repose sur la coopération, l’ouverture et l’intégration, il a appelé à renforcer l’intégration économique africaine et à lever les obstacles freinant les investissements et les échanges commerciaux, notamment en matière de visas, de transport et de services logistiques. Il a également insisté sur la nécessité de soutenir la paix et la stabilité, tout en investissant dans l’éducation et la formation.
L’Algérie au cœur du processus
En accueillant cet événement, l’Algérie souhaite renforcer sa place au cœur de l’intégration économique africaine. Grâce à sa position géographique, ses capacités logistiques et une approche fondée sur le
gagnant-gagnant, elle ambitionne de devenir une porte d’entrée vers l’Afrique et de développer des partenariats plus efficaces.
Amine Boutalbi et Noureddine Ouadah ont souligné que cette rencontre réunit d’importants opérateurs économiques du continent et s’inscrit dans la continuité de grandes initiatives africaines récentes, comme la Foire commerciale intra-africaine et la Conférence africaine des start-up.
Cet événement met en lumière la stratégie algérienne basée sur l’investissement, le développement des infrastructures et les réformes visant à améliorer le climat des affaires et à attirer les investisseurs.
Franchir un cap
Selon les organisateurs, l’AFIC 12 n’est pas seulement une conférence, mais une véritable plateforme continentale de négociation économique destinée à transformer la coopération africaine en investissements, marchés et projets concrets.
Avec 2 000 participants venus de plus de 43 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe, plus de 250 exposants et près de 300 rencontres B2B programmées, cette édition ambitionne clairement de franchir un nouveau cap.
Cette rencontre de deux jours, marquée par la signature de plusieurs accords, vise à passer de l’échange de visions à la concrétisation de partenariats, en mettant l’accent sur l’investissement productif, le développement du commerce intra-africain et la facilitation de l’accès aux marchés.
Ces objectifs s’inscrivent dans les nouvelles dynamiques de l’économie africaine et dans la continuité des ambitions de l’Agenda Afrique 2063, qui place l’intégration économique au cœur de ses priorités stratégiques.
S.Smati
