Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a révélé la création, en 2026, de la première filiale internationale de Sonelgaz. C’est ce qui ressort de l’entretien exclusif accordé à «Agence Nova» par le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal. En marge de la première édition du salon «Kahraba Expo 2025» à Alger.
Selon le ministre, l’objectif est de renforcer la présence algérienne sur le marché africain et de développer la coopération avec l’Europe, notamment avec l’Italie, dans les domaines de l’électricité et des énergies renouvelables. Le ministre a par ailleurs souligné la volonté d’intégrer les start-ups et les entreprises innovantes à la modernisation du secteur. La stratégie énergétique algérienne à l’horizon 2030 prévoit le développement de 15 000 mégawatts de capacités renouvelables, l’expansion des centrales solaires dans le sud du pays, la modernisation du réseau électrique national et le renforcement des interconnexions électriques avec l’Europe via l’Italie.
La coopération avec l’Italie entre dans une nouvelle phase
Abordant la coopération bilatérale, le ministre a indiqué que l’Algérie considère l’Italie comme un partenaire « fiable et prioritaire » dans la nouvelle phase de la transition énergétique méditerranéenne. En outre, le ministre a assuré que l’ensemble du marché algérien de l’énergie, y compris les énergies renouvelables, était « pleinement ouvert aux partenaires italiens », soulignant que la coopération bilatérale « progresse de manière décisive vers une dimension plus approfondie et plus stratégique ».
Le «MedLink» en phase de finalisation
Concernant le dossier stratégique du câble électrique sous-marin Algérie-Italie, connu sous le nom de «Medlink», le ministre a révélé que l’étude de faisabilité sera achevée en 2026 et que le projet « progresse à un excellent rythme », avec la participation de Sonatrach, Sonelgaz et de l’entreprise italienne Eni. L’interconnexion, a-t-il expliqué, deviendra « l’un des principaux ponts énergétiques du futur entre les deux rives de la Méditerranée », permettant à l’Europe d’importer de l’électricité algérienne, y compris celle produite à partir de sources renouvelables. Le ministre a réaffirmé la fiabilité des partenaires italiens, soulignant que la collaboration avec Eni est considérée comme « un modèle en Méditerranée » depuis des années. Dans les années à venir, a-t-il prévu, les projets communs entre Sonatrach et Eni seront développés, non seulement dans le secteur des hydrocarbures, mais aussi dans des initiatives liées à la décarbonation, à la production d’énergie solaire et à la réduction des émissions.
La coopération énergétique entre dans une phase qualitativement nouvelle, axée sur les énergies propres. Adjal a confirmé son engagement envers le Corridor Sud H2, le corridor d’hydrogène vert, développé par Sonatrach, Sonelgaz et l’entreprise italienne Snam, avec pour objectif de positionner l’Algérie parmi les principaux fournisseurs d’hydrogène vert de l’Union européenne. Ce projet figure parmi les initiatives d’intérêt commun de l’UE, confirmant ainsi son importance stratégique.
Synthèse Badis B.
