Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, a annoncé dans un communiqué, la publication de la note d’encadrement relative à la rentrée de la session de formation d’octobre 2026, laquelle trace les contours d’une nouvelle étape pour le secteur.
Cette note «trace les contours d’une nouvelle étape, conformément aux orientations des hautes autorités du pays visant à bâtir une économie nationale diversifiée, fondée sur les compétences et adaptée aux transformations technologiques et économiques», précise la même source dans un communiqué rendu public mercredi.
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mme Nacima Arhab, a fait savoir que cette rentrée de la formation constitue «une étape stratégique marquée par la mise à disposition de plus de 400.000 places pédagogiques et l’introduction de 23 nouvelles spécialités», insistant sur «l’adaptation de la formation aux besoins du développement, le renforcement de l’employabilité des diplômés et la promotion de la culture entrepreneuriale».
Parmi les principales mesures prévues par la note d’encadrement figure «l’adaptation des offres de formation aux besoins de l’économie nationale, sur la base du Référentiel national des formations et des compétences (RNFC), de la cartographie des métiers et des besoins des projets structurants, afin d’assurer la formation de compétences répondant aux exigences du marché du travail et aux transformations technologiques et économiques».
Concernant la formation à distance, la note prévoit «la création d’une plateforme numérique, intégrant notamment le paiement électronique, ainsi que des formations gratuites de courte durée dans des domaines prioritaires, tels que l’intelligence artificielle (IA), la programmation et la cybersécurité», outre «des formations dispensées en langue anglaise dans certains parcours de formation».
S’agissant des «projets structurants», il a été décidé de «mettre en place une cartographie nationale des métiers prioritaires aux niveaux national et local», reposant sur «des données de terrain actualisées».
La note met également l’accent sur le «renforcement de l’insertion professionnelle à travers l’élargissement de la formation par apprentissage et la participation des entreprises économiques à l’identification des besoins et à l’actualisation des programmes pédagogiques».
La note prévoit, également, de «développer l’entrepreneuriat et l’innovation en renforçant le rôle des centres de développement de l’entrepreneuriat, des incubateurs d’entreprises et des fab labs, ainsi qu’en transformant les projets de fin d’études en projets économiques susceptibles d’être concrétisés».
Il met également l’accent sur «la qualification des formateurs et le renforcement de leurs compétences techniques dans les domaines de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables et de la cybersécurité».
Elle souligne, en outre, l’importance de «promouvoir les centres d’excellence, notamment à travers le lancement, dès la prochaine rentrée de la formation professionnelle, d’un Centre d’excellence en cinématographie», préconisant «le développement d’offres de formation de qualité, le renforcement des partenariats avec les entreprises économiques et la valorisation des expériences internationales réussies».
Par ailleurs, la note met en avant la nécessité d’«améliorer les offres de formation destinées aux bénéficiaires de l’allocation chômage, aux pensionnaires des établissements pénitentiaires et aux catégories à besoins spécifiques, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle», insistant sur la «généralisation de la numérisation, la modernisation de la gouvernance et la mise à jour des bases de données».
La note prévoit aussi «la généralisation du programme +Sanaâ+ en tant qu’élément permanent de l’offre de formation, avec un élargissement des spécialités en fonction des besoins propres à chaque wilaya», outre «l’organisation de Journées des métiers pour renforcer les liens entre les établissements de formation et le secteur économique», ainsi que le renforcement de «l’information et de l’orientation», grâce à l’adoption de «mécanismes numériques intelligents destinés à améliorer l’orientation des demandeurs de formation».
R.E
