Les parties derrière ces critiques doivent comprendre pleinement que les agendas politiques et partisans n’ont aucune place dans la politique extérieure. La décision souveraine de l’Etat, en matière de politique extérieure, ne peut être transformée en outil de marchandages politiques ou partisans.
La décision algérienne concernant la résolution onusienne sur le Plan de paix pour Ghaza, a suscité un large débat sur la scène politique et médiatique. Les positions sont divisées entre une défense officielle forte de la politique étrangère de l’État et des critiques acerbes émanant de partis et de personnalités qui considèrent que le vote au Conseil de sécurité constitue un dérapage par rapport aux principes historiques de la diplomatie algérienne. A cet égard, l’Agence de presse services a tenu à mettre les points sur les «I». Dans une dépêche, publiée mardi, l’Agence a mis en garde en soulignant que « l’Etat national fort ne permettra jamais que sa décision souveraine soit transformée en outil de marchandages politiques ou partis».
Une réponse ferme aux pourfendeurs de l’Algérie. Cette réponse se veut, également, une manière d’afficher la vision des autorités concernant la politique étrangère et le cadre de la décision prise concernant la résolution onusienne. Dans ce contexte, l’agence relève que « l’Etat national a pleinement recouvré ses forces et demeure souverain dans l’ensemble de ses décisions, guidé exclusivement par l’intérêt national et public. Un Etat national fort ne peut se laisser dicter sa conduite par les caprices, les impulsions ou les velléités de quiconque». Et d’ajouter que « les tragédies des années 1990 font partie définitivement du passé, après que le peuple algérien, digne, a payé un lourd tribut face aux complots qui avaient vainement ciblé l’Etat national dans ses fondements».
Nul n’est au dessus de la Constitution
Poursuivant, l’agence rappelle que la Constitution est le cadre qui définit la politique étrangère. «La politique extérieure de l’Etat algérien trouve ses fondements et ses mécanismes de définition dans la Constitution de la Nation. C’est elle qui fait de la politique extérieure un domaine réservé du président de la République, en sa qualité d’unique et seul artisan de la décision politique extérieure, au nom de la Nation algérienne», est-il relevé. Et c’est également, la Constitution qui « définit l’appareil diplomatique de l’Etat, chargé d’exécuter rigoureusement cette politique». A cet égard, la même dépêche insiste sur le fait que « nul ne saurait s’élever au-dessus de la Constitution et nulle source ne peut définir notre politique étrangère en dehors de sa source constitutionnelle», remettant en place sévèrement «certaines parties internes» qui «ont attaqué la diplomatie algérienne» suite à la décision concernant la situation à Ghaza.
Absence de bases objectives
«Certaines parties internes se sont aujourd’hui élevées contre la diplomatie algérienne, critiquant la position que notre pays a adoptée face à la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies relative à la question palestinienne en général et à la situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Ghaza en particulier. L’agence a considéré que cette critique « manque dans sa forme comme dans son contenu, des bases objectives les plus élémentaires -pour ne pas dire du minimum de connaissance et de compréhension des mécanismes de l’action diplomatique». Cette critique « révèle, devant l’opinion publique nationale pleinement consciente de la constance du soutien algérien au peuple palestinien et à sa juste cause, la véritable nature des arrière-pensées et des desseins de ces parties manquent de la moindre base objective…»
Des calculs politiciens étriqués
Dans sa mise à nu, l’agence met en garde contre toute « une tentative exécrable d’instrumentaliser la politique extérieure du pays au service de calculs politiciens étriqués», affirmant que « nous sommes également face à une manœuvre désespérée visant à exploiter une question qui relève des priorités fondamentales de la politique extérieure de notre pays, dans l’espoir d’en tirer des gains qui n’ont aucun lien, de près ou de loin, avec l’intérêt national». L’agence conclu en lançant un avertissement aux «parties derrière de telles sorties» qui « doivent comprendre pleinement que les agendas politiques et partisans n’ont aucune place dans la politique extérieure et que l’Etat national fort ne permettra jamais que sa décision souveraine en matière de politique extérieure soit transformée en outil de marchandages politiques ou partisans, étroits dans leur portée comme dans leur vision».
Cet avertissement s’adresse particulièrement au Mouvement de la société pour la paix qui a estimé que la décision de vote «n’est pas conforme aux principes historiques et politiques de la diplomatie algérienne et ne reflète pas le pouls de la majorité du peuple algérien».
Synthuèse Badis B.
