L’ancien coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), formation dissoute par la justice, a été condamné à deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 300 000 dinars. Le tribunal correctionnel d’Hussein Dey (Alger) l’a reconnu coupable d’outrage à corps constitué et de diffusion d’informations diffamatoires.
Le procureur de la République avait requis, à l’issue de l’audience tenue en fin de semaine dernière, une peine de trois ans de prison ferme et une amende équivalente. Le tribunal a finalement retenu une peine plus légère, tout en confirmant la culpabilité du prévenu sur les deux chefs d’inculpation. Arrêté le 29 septembre 2025, Fethi Gherras avait été placé en garde à vue avant d’être présenté le lendemain devant le parquet d’Hussein Dey. Après audition, le procureur avait ordonné sa comparution immédiate, mais le président du tribunal avait décidé de renvoyer l’affaire, plaçant l’accusé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement. Le militant était poursuivi sur la base de l’article 146 du code pénal relatif à l’outrage à corps constitué, et de l’article 196 bis qui sanctionne la propagation de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre et à la sécurité publics. Lors de sa plaidoirie, son avocate,
Maître Fetta Sadat, a réclamé la relaxe pure et simple, estimant que les accusations reposaient sur des éléments « infondés » et dénués de valeur juridique. Elle a annoncé son intention d’introduire un pourvoi en cassation devant la Cour suprême afin de contester le verdict rendu en appel.
R.H.
