En 2024, les violences contre les enfants en zones de conflit ont atteint un niveau record avec plus de 41.000 violations graves vérifiées par l’ONU alors que Gaza est la région la plus touchée avec plus de 1.200 enfants tués par les frappes sionistes. Suivent la RDC, la Somalie, le Nigeria et Haïti, où les violences ont explosé de 490 %.
En 2024, jamais les enfants n’ont autant payé le prix des guerres. Selon un rapport alarmant publié jeudi par l’ONU, les violations graves contre les enfants en zones de conflit ont bondi de 25 % en un an, atteignant un niveau record depuis près de 30 ans.
De Gaza à la République démocratique du Congo, en passant par Haïti ou l’Ukraine, ce sont plus de 41.000 atteintes graves aux droits des mineurs qui ont été vérifiées sur l’année écoulée.
Le document annuel du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, dresse un constat accablant : 36.221 violations ont été commises en 2024, auxquelles s’ajoutent 5.149 faits antérieurs confirmés cette même année, dépassant ainsi le précédent record établi en 2023. « Cela doit servir de signal d’alarme. Nous sommes au point de non-retour », alerte Virginia Gamba, représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés.
Le rapport, qui couvre une vingtaine de zones de conflit dans le monde, inclut les homicides, les mutilations, les recrutements forcés, les enlèvements, les violences sexuelles ou encore le refus d’accès humanitaire.
En 2024, plus de 4.500 enfants ont été tués et plus de 7.000 blessés, tandis que le nombre d’enfants touchés par plusieurs formes de violations simultanées a grimpé à 22.495.
R.I