L’Algérie et l’Egypte ont réaffirmé leur volonté de parvenir à une solution politique globale en Libye, basée sur le dialogue entre les acteurs libyens et le respect de la souveraineté du pays, conformément aux résolutions internationales en vigueur.
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, s’est entretenu par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Expatriés égyptiens, Badr Abdelatty, dans un contexte marqué par la volonté commune de consolider les relations entre Alger et Le Caire et de renforcer la concertation sur les questions régionales.
Au cours de cet échange, les deux responsables ont réaffirmé le caractère profond et fraternel des relations algéro-égyptiennes, fondées sur une longue tradition de solidarité et de convergence de vues sur plusieurs dossiers arabes et africains. Ils ont mis en avant la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale, en élargissant les domaines de partenariat afin de répondre aux aspirations des deux peuples et de consolider les intérêts communs.
Les discussions ont porté sur les perspectives de développement de la coopération dans différents secteurs, notamment économique, politique et diplomatique, avec une insistance particulière sur la coordination permanente entre les deux capitales. Dans ce cadre, les deux ministres ont souligné l’importance de renforcer les mécanismes de consultation et d’échange afin d’adopter des positions communes face aux défis régionaux et internationaux.
Le mécanisme tripartite des pays voisins
La situation en Libye a occupé une place centrale dans l’entretien, ce dossier étant considéré comme une priorité partagée par l’Algérie et l’Égypte. Les deux parties ont rappelé leur engagement en faveur d’un règlement politique global, fondé sur le dialogue entre les acteurs libyens et le respect de la souveraineté nationale de ce pays, dans le cadre des résolutions internationales pertinentes.
Ils ont également insisté sur le rôle essentiel du mécanisme tripartite regroupant les pays voisins de la Libye, un cadre jugé stratégique pour harmoniser les positions et renforcer la coordination régionale. Ce mécanisme est perçu comme un instrument permettant de rapprocher les visions et de favoriser une approche commune face à l’évolution de la crise libyenne.
Dans ce contexte, la partie égyptienne a présenté les efforts diplomatiques intensifs menés par Le Caire, à travers des contacts avec divers acteurs internationaux et régionaux, visant à réduire les tensions et à favoriser une désescalade durable dans la région. Elle a réitéré son attachement à la voie du dialogue et de la négociation comme seuls moyens viables pour contenir la crise et éviter une détérioration supplémentaire de la situation.
De son côté, la partie algérienne a réaffirmé sa position constante en faveur d’une solution politique inclusive en Libye, tout en soulignant la nécessité de préserver la stabilité régionale et de renforcer les mécanismes de concertation entre pays concernés.
À l’issue de cet entretien, les deux ministres ont convenu de poursuivre les consultations étroites et de renforcer le travail conjoint, dans la perspective d’élargir les horizons de la coopération bilatérale et de contribuer activement à la promotion de la stabilité et de la sécurité dans la région nord-africaine et arabe.
R.N.
