Le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, a souligné hier depuis la capitale sénégalaise, Dakar, «l’importance primordiale que l’Algérie accorde à son ancrage africain», affirmant que l’Algérie «reste pleinement convaincue que seule une coopération étroite entre nos pays permettra d’assoir un espace médiatique africain mature et capable de porter une narration authentiquement africaine et de défendre les intérêts stratégiques de nos peuples».
L’Algérie a-t-il poursuivi, «se tient prête à multiplier les cadres de collaboration, d’échanges et des synergies da ce secteur vital». Dans son intervention, à l’ouverture du Forum africain de la radiodiffusion et de la télévision, un rendez-vous continental majeur qui réunit pendant deux jours les acteurs et décideurs du secteur audiovisuel africain, le ministre a tenu à souligner que «l’Algérie traduit sa conviction que les pays africains sont des partenaires naturels , unis par un destin commun , par des engagements concrets, un action diplomatique résolue et un volonté permanente de contribuer à la dynamique africaine dans tous les secteurs dont celui de la communication». Et de rappeler que le président de la République «accorde une importance particulière au renforcement de la coopération avec les pays africains, dan s tous les domaines et à tous les niveaux».
Des initiatives concrètes
«Notre président pour qui l’Afrique représente l’avenir, ne cesse de rappeler que l’avenir de l’Algérie est intimement lié au continent et que sa solidarité interafricaine est une ligne directrice essentielle de sa politique étrangère». Sous son impulsion, «l’Algérie ouvre activement à l’élargissement du partenariat économique, politique et culturel avec l’ensemble des nations africaines», a souligné Zoheir Bouamama devant un panel de personnalités du secteur du continent noir. Le ministre a affirmé dans la foulée que «cette ligne stratégique se traduit par des initiatives concrètes visant à intensifier les échanges, à mutualiser les compétences et à ériger la coopération africaine en socle d’un développement harmonieux et durable.
Faire face aux manipulations et dépendances technologiques
Abordant le domaine de la communication, objet du Forum, Zoheir Bouamama, a souligné que «dans le domaine de la communication, l’Algérie appelle de tous ses vœux à une coopération afro-africaine renforcée pour faire face au défis de la mondialisation et aux mutations rapides du paysage médiatique», affirmant que le partage des capacités apparait comme «une nécessité impérieuse». Abordant le volet de la numérisation en Afrique, qui faut-il le souligner, se heurte à des défis tels que l’accès inégal à Internet (notamment en zones rurales) et les coûts élevés des infrastructures, Zoheir Bouamama, a souligné qu’à l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle, «le continent africain se trouve confronté à des enjeux inédits, à l’instar de la circulation massive de l’information, l’influence des plateformes globales, ainsi que la vulnérabilité aux manipulations et dépendances technologiques qui exigent une réponse collective et coordonnée».
Pour une stratégie africaine commune
Pour Zoheir Bouamama, «l’élaboration d’une stratégie africaine de communication s’impose aujourd’hui avec force et constitue un rempart contre la marginalisation et un vecteur de rayonnement pour l’Afrique». L’orateur a en outre indiqué que «le choix du thème de cette rencontre témoigne d’une remarquable clairvoyance». Plus précis, le ministre a expliqué que «la télédiffusion aujourd’hui, constitue un instrument majeur de souveraineté, permettant aux Nations de maitriser leurs propres récits, de protéger leurs identités culturelles et offrir à leurs citoyens, une information fiable, équilibrée et indépendante». Outre sa dimension souveraine, Zoheir Bouamama a ajouté que «la télédiffusion représente un levier essentiel d’intégration économique et sociale». Elle favorise selon lui «la circulation des savoirs, stimule la créativité, soutient les industries culturelles et médiatiques et participe activement à la construction d’un espace africain connecté, cohérent et solidaire». Il est à souligner, en outre, que la participation de l’Algérie, représentée par le ministre de la Communication, témoigne de son engagement à promouvoir un audiovisuel africain moderne, indépendant et compétitif. Elle s’inscrit aussi dans la dynamique continentale visant à consolider l’intégration économique, culturelle et sociale à travers le rôle structurant que jouent la radio et la télévision.
Ferhat Zafane
