Azzouz Nasri a estimé que la visite du Président de la République en Italie avait insufflé un nouvel élan à la coopération entre les deux pays, portée par une volonté politique affirmée d’élargir et d’approfondir les domaines de partenariat.
Le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, a reçu, hier, l’ambassadeur de la République italienne en Algérie, Alberto Cutillo. Les deux responsables ont évoqué l’état des relations bilatérales ainsi que les principales questions régionales et internationales.
Au cours de cette rencontre, ils ont passé en revue l’état et les perspectives du partenariat algéro-italien, mettant l’accent sur la coordination parlementaire et les moyens de renforcer une coopération déjà qualifiée de stratégique.
À cette occasion, Azzouz Nasri s’est félicité de la dynamique positive enregistrée ces dernières années dans les relations bilatérales, notamment à la suite de la visite officielle du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à Rome. Il a estimé que cette visite avait insufflé un nouvel élan à la coopération entre les deux pays, portée par une volonté politique affirmée d’élargir et d’approfondir les domaines de partenariat.
Diplomatie parlementaire
Dans le même esprit, le président du Conseil de la nation est revenu sur ses entretiens à Rome avec le président du Sénat italien, Ignazio La Russa, en marge de sa participation, en tant que représentant du chef de l’État, aux travaux de la Conférence du Processus d’Aqaba sur l’Afrique de l’Ouest.
Il a souligné l’importance de cette rencontre pour le renforcement de la coordination politique et parlementaire, tout en mettant en avant le rôle croissant de la diplomatie parlementaire comme levier de soutien aux relations bilatérales.
Le président du Conseil de la nation a rappelé que les positions de solidarité exprimées par le peuple italien et ses élites politiques et intellectuelles durant la Révolution de libération nationale ont contribué à l’internationalisation de la cause algérienne et à son inscription durable dans la mémoire européenne. Un héritage qui, selon lui, constitue une base solide pour l’édification d’un partenariat stratégique fondé sur la confiance mutuelle et le respect réciproque.
De son côté, l’ambassadeur Alberto Cutillo a rappelé que l’Algérie constitue le premier partenaire économique de l’Italie en Afrique et un acteur stratégique central dans sa politique économique et énergétique.
Il a salué le rôle crucial de l’Algérie dans le soutien à la sécurité énergétique de son pays, tout en exprimant la volonté de l’Italie d’élargir les champs de coopération, notamment dans les secteurs des transports et de la sécurité routière.
Dans ce contexte, M. Nasri a mis en avant les importantes opportunités qu’offre le marché algérien, en particulier dans le cadre des réformes économiques en cours et après la promulgation de la nouvelle loi sur l’investissement. Il a insisté sur l’intérêt de l’Algérie à développer des partenariats avec les entreprises italiennes dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture, les énergies renouvelables, l’économie circulaire, ainsi que les petites, moyennes et jeunes entreprises.
Convergence des positions
Sur les plans régional et international, les deux parties ont réaffirmé la convergence de leurs positions et leur attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, notamment le respect de la souveraineté des États et la primauté des solutions pacifiques aux conflits.
Le président du Conseil de la nation a réitéré le soutien constant de l’Algérie au droit du peuple palestinien à l’autodétermination, ainsi qu’à la cause sahraouie, dans le cadre du processus de décolonisation conforme à la légalité internationale.
Les échanges ont également porté sur les évolutions de la situation en Libye, dans la région du Sahel et dans l’espace méditerranéen, les deux responsables insistant sur l’importance du dialogue, des solutions politiques inclusives et du renforcement de la paix et de la stabilité régionales, loin de toute ingérence étrangère.
En conclusion, les deux parties ont souligné la nécessité de poursuivre le dialogue et la concertation régulière à tous les niveaux, ainsi que de renforcer la coordination parlementaire entre l’Algérie et l’Italie, afin de conférer une dimension institutionnelle plus approfondie aux relations bilatérales et de consacrer le partenariat algéro-italien comme un modèle avancé de coopération méditerranéenne fondée sur la confiance mutuelle, le respect réciproque et la convergence des visions pour un espace régional plus stable et plus prospère.
Islam K.
