Le dossier de l’ancien ministre du Travail Hassan Tidjani Haddam, condamné à sept ans de prison ferme et placé sous mandat de dépôt à l’audience, a été transmis à la cour d’Alger. Il comparaitra prochainement devant la chambre pénale pour tenter d’obtenir une révision du jugement.
Le tribunal de Sidi M’hamed l’a reconnu coupable d’abus d’autorité, de trafic d’influence, de détournement de deniers publics et d’utilisation de la fonction à des fins personnelles. Selon le parquet, les faits concernent notamment l’acquisition frauduleuse d’un bâtiment par la CNAS, enregistré au nom du ministre.
Lors du procès, le procureur avait requis dix ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, estimant que les preuves matérielles étaient « irréfutables ». Il a également demandé la confiscation de tous les biens mobiliers et immobiliers ainsi que des comptes bancaires en dinars et devises des principaux accusés. Des réquisitions similaires ont été formulées contre d’autres responsables : sept ans de prison pour l’ex-directeur des Domaines de la wilaya d’Alger, W. Naaman, poursuivi pour faux et usage de faux, et la même peine pour B. Zouhir et B. Mohamed, deux anciens présidents de l’APC de Kouba, accusés de négligence et passation de projets douteux.
L’enquête a révélé l’achat d’un immeuble inachevé d’une valeur de 580 milliards de centimes, entaché de graves irrégularités, notamment une surévaluation de la superficie réelle — 13 000 m² au lieu des 15 000 déclarés — et le versement d’avances injustifiées au promoteur. Le Trésor public a réclamé un dédommagement de 500 millions de dinars, tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
R.H.
