Les deux pays exploreront les opportunités de collaboration dans les secteurs militaire, industriel, de la recherche, linguistique, minier, de la construction et de la fabrication.
La ministre zimbabwéenne de la Défense, Mme Oppah Muchinguri-Kashiri, est attendue, cette semaine, en Algérie pour une visite de travail. C’est ce qui ressort de la rencontre, jeudi, entre l’ambassadeur d’Algérie au Zimbabwe, Mohamed Seoudi, et la ministre zimbabwéenne de la Défense, à l’occasion de la célébration du 71e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution nationale. «Nous sommes ravis de la prochaine visite de la ministre Muchinguri-Kashiri en Algérie, où nous explorerons les opportunités de collaboration dans les secteurs militaire, industriel, de la recherche, linguistique, minier, de la construction et de la fabrication», a déclaré le diplomate algérien dans des propos rapportés par le site «heraldonline.co.zw». La ministre sera accompagnée d’une forte délégation. Elle devrait, à l’occasion, s’entretenir avec le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire et de hauts responsables de l’Etat. Les entretiens porteront sur la coopération bilatérale. «La semaine prochaine, Mme Muchinguri-Kashiri se rendra en Algérie pour poursuivre les discussions sur divers sujets, notamment les technologies de l’information et de la communication (TIC) au sein des forces de défense, ainsi que les questions climatiques, particulièrement à la lumière des catastrophes récentes survenues au Zimbabwe», précise la même source.
Lutte contre la drogue
Outre la coopération sécuritaire, il sera, également, question de la lutte contre la drogue et ses ramifications à l’échelle internationale. Lors de cette rencontre au siège de la représentation diplomatique algérienne à Harare, la présidente du Comité multisectoriel du Zimbabwe sur la drogue et les substances psychoactives et ministre de la Défense, Oppah Muchinguri-Kashiri, d’une part, et Mohamed Seoudi, d’autre part, ont examiné les moyens de coopération dans le cadre de la lutte contre le fléau de la drogue, est-il mentionné. «Le Zimbabwe collabore avec l’Algérie et d’autres nations pour faire face à la montée de la consommation et du trafic de drogues, un phénomène qui menace gravement la santé, la sécurité, l’économie et la stabilité sociale du pays», note-on. En avril 2024, le gouvernement zimbabwéen a approuvé le Plan multisectoriel de lutte contre la drogue et les substances psychoactives 2024-2030. Cette initiative vise à guider la réponse nationale à ce fléau, en veillant à ce que toutes les communautés, familles et individus reçoivent le soutien nécessaire, dans le cadre de la Vision 2030 du Zimbabwe, afin que «personne ne soit laissé pour compte». A cet égard, la ministre de l’Intérieur et du Patrimoine culturel, Kazembe Kazembe, a affirmé que le Zimbabwe ne ménagerait aucun effort dans sa lutte contre la drogue, tout en reconnaissant que ce fléau touchait de nombreux pays :
De son côté, l’ambassadeur Seoudi a affiché la disponibilité de l’Algérie à coopérer avec le Zimbabwe dans plusieurs domaines. «J’espère que ces discussions aboutiront à un projet de protocole d’accord (MoU) entre nos deux pays. Je suis convaincu que la ministre Muchinguri-Kashiri reviendra satisfaite et enthousiasmée par les résultats de ces visites», a-t-il souligné.
Un héritage historique de solidarité
Concernant les relations entre le Zimbabwe et l’Algérie, la ministre Muchinguri-Kashiri a rappelé leurs liens historiques et fraternels remontant à la lutte de libération.
Elle a également précisé que cette rencontre faisait suite à la visite d’État réussie du président Emmerson Mnangagwa, en juillet dernier, en Algérie au cours de laquelle les deux chefs d’État et leurs ministres ont signé plusieurs accords de coopération.
Ces accords constituent «une avancée précieuse qui vient renforcer la coopération bilatérale et les cadres juridiques qui permettront d’établir le partenariat que nous appelons de nos vœux», avait précisé le Président Tebboune, révélant qu’il a été convenu «la création d’un Conseil d’affaires conjoint et d’encourager les opérateurs économiques à explorer les opportunités d’investissement dans les deux pays».
Badis B.
