Dans le cadre de la stratégie nationale visant à moderniser et à densifier les infrastructures de transport ferroviaires, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a supervisé, hier à Tiaret, l’avancement du projet de la ligne Relizane-Tissemsilt-Tiaret. Un tracé long de 185 km considéré comme l’un des chantiers majeurs du programme de développement complémentaire pour la croissance économique.
Un maillon essentiel de l’armature ferroviaire
Ce projet, inscrit au titre des grands programmes structurants dédiés aux Hauts Plateaux, s’intègre dans une vision nationale qui vise à renforcer la cohésion territoriale du pays et à moderniser les grands axes de transport.
La future ligne permettra d’améliorer la connectivité entre les régions centrales et occidentales de l’Algérie, tout en soutenant les capacités du réseau national à répondre aux besoins croissants en mobilité, transport de marchandises et logistique.
La qualité conditionne la performance
Au point kilométrique 120, un exposé technique détaillé sur le tronçon Tissemsilt-Tiaret (63,5 km) a été présenté au ministre, qui a réaffirmé l’importance d’un strict respect des normes techniques et des délais contractuels. L’exigence de qualité, a-t-il souligné, conditionne la performance globale du réseau ferroviaire national et sa capacité à soutenir durablement la croissance économique.
Des infrastructures ferroviaires et routières au service de la croissance nationale
La visite ministérielle a permis le suivi de plusieurs infrastructures liées au projet, dont un pont métallique franchissant des canaux de transport de pétrole au PK 112, affichant un taux d’avancement de 70 %, vital pour la sécurité et la fluidité des futures circulations.
Le ministre a également inspecté le chantier de pose de la voie au niveau de l’axe national RN 14, appelant à accélérer la cadence afin d’intégrer l’ensemble du projet dans le calendrier de modernisation du réseau national.
La pose de la première pierre de la station ferroviaire de voyageurs de Dahmouni constitue, elle aussi, un jalon important dans le développement d’un réseau capable de répondre aux exigences de mobilité d’une économie en transformation.
La stratégie de mobilité
En parallèle au développement du rail, l’État conduit plusieurs projets routiers à portée stratégique nationale. Parmi eux, la réalisation de routes à double voie sur les RN 40, 14 et 23, prévue pour 2026, contribuera à l’amélioration de la circulation sur des axes majeurs, facilitera les échanges économiques et renforcera l’interconnexion entre les régions.
Par ailleurs, le ministre a mis en service le chemin de wilaya CW 3 reliant Sougueur à Aïn Dzarit sur une distance de 25 km, s’inscrivant ainsi dans le cadre du renforcement des infrastructures de transport.
A cela s’ajoutent des programmes de maintenance et de sécurisation des routes nationales, destinés à éliminer les points noirs et à améliorer la sécurité routière, conformément à la politique nationale visant à réduire les risques de circulation et à moderniser le réseau routier dans son ensemble.
Un ensemble cohérent
Les projets, ferroviaires comme routiers, s’inscrivent dans la dynamique nationale de modernisation des infrastructures. Ils contribuent directement à renforcer la compétitivité logistique du pays, à améliorer le transport des personnes et des marchandises, à soutenir les secteurs économiques émergents, à réduire les disparités régionales grâce à une meilleure interconnexion ainsi qu’à poser les bases d’une mobilité durable et performante.
A travers ces réalisations, l’Algérie affirme sa détermination à construire un réseau de transport moderne, sécurisé et intégré, apte à accompagner les grandes transformations économiques nationales et à répondre aux ambitions de développement du pays.
K.Z.
