Les partis politiques sont unanimes : l’unité du pays est non négociable, et toute tentative de division sera fermement rejetée.
L’Algérie, forte de son histoire et de son peuple uni, se trouve aujourd’hui confrontée à des défis d’un autre genre, portés par des groupes séparatistes tels que le mouvement MAK (Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie).
Ce dernier semble se nourrir d’ambitions étrangères qui visent à fragiliser l’unité nationale et à raviver des tensions historiques.
Les réactions des partis politiques, qu’ils soient pro-pouvoir ou de l’opposition, sont unanimes : l’unité du pays est non négociable, et toute tentative de division sera fermement rejetée.
Une ligne rouge inaltérable
Les propos des dirigeants politiques du pays ne laissent aucun doute quant à l’importance de préserver l’intégrité de l’Algérie.
Abdelkader Bengrina, président du Mouvement El Bina, a souligné que «le MAK ne repose sur rien de concret : ni l’histoire, ni la logique, ni la représentativité». Pour lui, ce mouvement incarne une tentative désespérée de «faire reculer l’horloge» et de réactiver des ambitions coloniales enterrées depuis des décennies.
En affirmant que l’Algérie a retrouvé sa souveraineté et ne retournera jamais sous l’emprise coloniale, Bengrina a clairement indiqué que toute remise en question de l’unité du pays serait une «déclaration de guerre» contre le peuple algérien.
De son côté, Monder Bouden, secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND), a réaffirmé, lors d’un meeting populaire à Tizi Ouzou, que les tentatives récurrentes de cibler la Kabylie ne sont en aucun cas un acte d’attachement sincère à la région, mais une manœuvre visant à affaiblir la cohésion nationale.
Il a insisté sur le fait que l’amazighité, composante essentielle de l’identité algérienne, «n’a pas besoin de reconnaissance politique, puisqu’elle fait partie intégrante de l’histoire du pays». Le message est clair : la Kabylie, tout comme le reste de l’Algérie, doit rester unie face aux attaques extérieures.
Unité contre l’ingérence extérieure
Les discours de ces leaders politiques s’inscrivent également dans une réponse plus large contre des forces extérieures qui tentent de manipuler des groupes séparatistes pour déstabiliser l’Algérie.
La France, en particulier, est régulièrement accusée de soutenir indirectement le MAK et d’accueillir sur son sol des figures de ce mouvement. Selon les autorités algériennes, la France, tout en critiquant la justice algérienne et en refusant de répondre aux mandats d’arrêt internationaux, semble apporter une forme de soutien tacite à ce groupe.
Cette ingérence étrangère est perçue comme une tentative de fragiliser la souveraineté du pays, notamment en raison de l’engagement clair de l’Algérie sur la scène internationale, en particulier dans la défense des causes palestinienne et sahraouie.
Le secrétaire général du RND, Monder Bouden, a également dénoncé ces ingérences, soulignant que l’Algérie ne se résignerait jamais à accepter de telles tentatives de déstabilisation, qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur. L’Algérie est, selon lui, forte de son peuple uni, de ses institutions solides et de sa diplomatie redoutable.
Rassemblement à Paris
Dans le même esprit, Youcef Aouchiche, Premier Secrétaire national du FFS, a fermement réaffirmé que l’Algérie «ne se négocie pas». Il a déclaré que ceux qui cherchent à diviser le pays, qu’ils soient séparatistes ou anti-amazighs, sont en réalité des mercenaires au service de puissances étrangères hostiles.
Aouchiche a souligné que l’Algérie, avec ses multiples composantes, a toujours su rester unie face aux différentes invasions, qu’elles soient romaines, vandales, byzantines, ottomanes ou françaises. L’unité nationale, pour lui, est une «ligne rouge» que personne ne doit franchir.
Cette position a été largement partagée dans l’appel au rassemblement qui se tiendra à Paris, aujourd’hui. L’objectif est de dénoncer le MAK et ses tentatives de séparer la Kabylie du reste du pays, tout en réaffirmant l’unité du peuple algérien.
Cette mobilisation de la diaspora algérienne à l’étranger sera une occasion de manifester le soutien indéfectible à l’Algérie unie et indivisible, face aux menaces séparatistes.
Un soutien décisif
Le soutien à l’Algérie ne vient pas uniquement de ses citoyens. En effet, une dizaine d’organisations internationales, dont RESOCI-ALGERIE, ont signé un communiqué en défense de l’unité du pays. Ce communiqué, diffusé sous l’égide de l’ONU, dénonce l’instrumentalisation du groupe MAK par des puissances extérieures visant à déstabiliser l’Algérie. Ces organisations ont exprimé leur solidarité avec le peuple algérien et leur soutien à la souveraineté du pays.
Ce soutien international est un message clair à l’encontre de ceux qui cherchent à exploiter les fractures internes pour des intérêts géopolitiques.
Un défi face à l’histoire et à l’avenir
Le message qui ressort de ces prises de position est unanime : l’Algérie restera unie et indivisible, quels que soient les tentatives de division orchestrées par des groupes séparatistes tels que le MAK, l’Algérie continue de se tenir forte de son histoire, de son identité et de la solidarité de son peuple.
Les discours des acteurs politiques, ainsi que les manifestations de soutien à l’unité nationale, illustrent la détermination du pays à défendre son intégrité, tout en rejetant fermement toute tentative d’ingérence extérieure.
Assia M.
