La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prend fin aujourd’hui.
Durant cette campagne, entamée le 9 juin, les responsables des partis ont sillonné le pays, multipliant les meetings et les sorties de proximité. Dès les premiers jours, la campagne a pris les allures d’un plaidoyer en faveur du développement local, du pouvoir d’achat et de la cohésion sociale. Les discours ont principalement porté sur les enjeux socio-économiques et la relance des projets de développement dans les différentes wilayas.
PT : développement et justice sociale
Comme à chaque scrutin législatif, les questions liées au développement local ont occupé une place centrale dans le débat. Conscients des attentes des citoyens, notamment en matière d’emploi et d’amélioration du cadre de vie, les partis en lice ont fait de cette question l’un des principaux axes de leurs programmes.
Le Parti des travailleurs (PT) considère le développement local comme le prolongement direct de la justice sociale. Ses priorités portent sur un développement équilibré fondé sur une meilleure répartition des richesses afin de stimuler l’économie dans l’ensemble des régions du pays, la relance des secteurs vitaux et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le PT plaide ainsi en faveur d’une refonte sociale, économique et démocratique du pays.
Le Rassemblement national démocratique (RND) affirme placer le développement local au cœur de ses priorités. Le parti affiche l’ambition de promouvoir le développement durable, de consolider l’économie nationale, de poursuivre les efforts en faveur de la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et de renforcer les acquis réalisés en Algérie. Dans son discours électoral, le RND plaide également pour la relance des projets socio-économiques et la concrétisation de nouveaux projets.
Pour le Front des forces socialistes (FFS), le constat est sans appel : le développement local demeure encore en deçà des attentes des citoyens. C’est pourquoi son programme électoral aborde la gestion des territoires sous l’angle de la décentralisation et de l’équité sociale. Sa vision économique vise à valoriser les potentialités propres à chaque région, qu’il s’agisse de l’agriculture, du tourisme ou des PME, afin de bâtir une économie territoriale compétitive et durable.
FFS : Transparence et démocratie
La gouvernance figure également parmi les thèmes récurrents de cette campagne électorale. Le Parti des travailleurs articule sa vision autour de la préservation du caractère social de l’État et de la lutte contre la corruption.
Très critique à l’égard de la gestion actuelle des affaires publiques, le PT propose la création d’un ministère de la Planification chargé d’encadrer l’économie nationale. Le parti considère, en outre, que la liberté de la presse, le pluralisme politique et la liberté syndicale constituent les piliers de l’équilibre institutionnel et de la souveraineté de l’État.
Le FFS partage une analyse proche de celle du PT. Pour lui, la bonne gouvernance repose sur la transparence, la démocratie participative et la moralisation de la vie publique. Le parti prône une gestion impliquant davantage les citoyens et les associations dans la prise de décisions, ainsi que dans la gestion des affaires publiques au sein des assemblées élues.
Il insiste également sur la nécessité de lutter contre le favoritisme et la corruption, de présenter régulièrement des bilans publics et de rendre compte de l’utilisation des fonds publics.
RND : Modernisation et renforcement des institutions
De son côté, le RND met l’accent sur la modernisation de l’administration publique, le renforcement des institutions et la promotion des collectivités locales.
Selon le parti, cette modernisation passe notamment par la numérisation des services publics et l’approfondissement de la décentralisation. Le principal point de convergence entre les formations politiques engagées dans les élections législatives du 2 juillet demeure l’appel à une forte participation au scrutin. Si les arguments avancés diffèrent d’un parti à l’autre, tous s’accordent sur la nécessité d’une mobilisation massive des électeurs.
Le PT estime qu’une forte participation constitue un moyen démocratique efficace de soutenir le processus de développement et de défendre les droits sociaux et économiques des citoyens. Le RND considère, pour sa part, que cette échéance revêt une importance majeure et que sa réussite contribuera au renforcement de l’institution législative.
De son côté, le FFS insiste sur la nécessité d’une large mobilisation électorale. Selon le parti, ce scrutin constitue une étape importante pour la mise en place d’une institution législative forte, capable de défendre les intérêts des citoyens et de répondre à leurs attentes.
S. Smati
