Les dirigeants des partis politiques ont poursuivi, hier, leur campagne pour les élections législatives du 2 juillet, axant leurs discours sur les enjeux de cette échéance électorale et l’impératif de booster le développement local afin de répondre aux préoccupations des citoyens.
Pour son premier rassemblement organisé dans le cadre de la campagne électorale, le Parti des travailleurs a choisi la wilaya de Mostaganem. En présence des cadres du parti ainsi que des militantes et militants, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a tenu à expliquer les enjeux de cette échéance électorale.
«Nous avons décidé de participer parce que nous avons compris les enjeux internes et externes», a-t-elle indiqué. C’est une étape importante, a-t-elle affirmé, ajoutant que «notre pays est visé».
Manquements constatés
Se montrant contrariée par certains aspects de la gestion du processus électoral, Louisa Hanoune a déclaré : «Nous avons espéré que ce processus électoral ne fasse pas l’objet de contestation et qu’il se déroule dans de bonnes conditions, sur la base de la compétition entre programmes. Malheureusement, dès le début, nous avons constaté des insuffisances».
Elle a regretté l’exclusion d’un nombre important de candidats de sa formation pour des motifs qu’elle juge incompréhensibles. Cette façon de faire porte, selon elle, atteinte à l’image du pays à l’étranger. Elle a évoqué, à cette occasion, des campagnes de dénigrement, notamment émiraties, visant à discréditer le pays et ses cadres. Évoquant l’engagement de son parti, la secrétaire générale du PT a souligné que «notre arme, c’est notre volonté et notre militantisme».
Préserver le pays
À travers cette participation, le PT ambitionne de contribuer à la préservation du pays, politiquement à travers une réforme qui mette la Constitution au-dessus de toute autre loi, et économiquement en s’opposant à toute tentative de prédation étrangère sur les richesses nationales.
Louisa Hanoune a insisté sur la préservation de la propriété collective, ajoutant que cette dernière est déjà consacrée par la Constitution. Elle a également plaidé pour un dispositif fiscal équitable, notamment un impôt réel sur la fortune. «La justice et l’équité exigent que celui qui est riche paie plus», a-t-elle affirmé.
Travail de proximité
S’adressant aux militants et aux candidats du parti, la secrétaire générale du PT a expliqué que les solutions ne viennent pas d’elles-mêmes. Selon elle, le changement vient avec la mobilisation. La dynamique populaire peut engendrer un changement économique et social positif.
Elle a pris comme exemple Zohran Mamdani, élu maire de New York malgré les attaques de tous les lobbys existants aux États-Unis. «Il a étéélu parce qu’il avait un programme réaliste basé sur les aspirations des citoyens», a souligné Louisa Hanoune. Dans ce contexte, elle a appelé les militants à aller vers les citoyens pour leur expliquer le programme et les engagements du parti.
Développement local
De son côté, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Mounder Bouden, a axé son discours sur l’engagement de son parti à œuvrer pour le développement dans les différentes régions du pays et à répondre aux préoccupations des citoyens.
Lors d’un rassemblement public qu’il a la maison de la culture de Chlef, Mounder Bouden a affirmé l’engagement de son parti en faveur du travail de terrain et de la conduite du développement d’une manière qui serve les différentes wilayas, notant que ses élus seront «un lien efficace pour transmettre les préoccupations et mettre en œuvre les projets».
Évoquant le potentiel agricole, industriel et touristique de la wilaya de Chlef, il a souligné que celle-ci a encore besoin de davantage de projets de développement. Il a précisé que le programme de son parti place ces projets au cœur des engagements que les représentants du RND à l’Assemblée populaire nationale défendront.
Le secrétaire général du RND a consacré une bonne partie de son intervention au système éducatif, expliquant qu’il devait être revu afin d’assurer un équilibre dans le processus éducatif et de réduire la pression sur les élèves.
S. Smati
