Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a présidé, ce jeudi à Alger, la cérémonie de lancement officiel du Guide national de prise en charge de la douleur, indique un communiqué du ministère.
Lors de cette cérémonie organisée au siège du ministère, en présence d’enseignants, d’experts spécialisés, de cadres du secteur et de professionnels de la santé, M. Ait Messaoudene a souligné que ce guide est le fruit d’un travail scientifique multidisciplinaire, élaboré conformément aux «données et recommandations scientifiques les plus récentes, tout en tenant compte des spécificités du système national de santé».
Ce guide vise à uniformiser les pratiques médicales, à améliorer la qualité de la prise en charge de la douleur, à promouvoir les soins et à les rendre «plus efficaces, plus humains et davantage centrés sur les besoins du patient», précise le ministre.
A cette occasion, il a salué les efforts de l’ensemble des experts ayant contribué à ce travail, mettant en avant le rôle de la Société algérienne d’évaluation et de traitement de la douleur (SAETD) dans la promotion de l’algologie, et le développement des pratiques liées à la prise en charge de la douleur en Algérie.
Dans ce contexte, le ministre a rappelé que la douleur, notamment chronique, constitue «un véritable défi sanitaire» en raison des souffrances qu’elle engendre, et de son impact direct sur la qualité de vie des patients, indiquant que la reconnaissance internationale de la douleur chronique comme maladie à part entière exige «le développement de politiques nationales efficaces de prise en charge et le renforcement de la coordination entre les différents acteurs du système de santé».
L’élaboration de ce guide de référence s’inscrit dans la démarche du ministère de la Santé visant à mettre à la disposition des professionnels de la santé des outils scientifiques et pratiques permettant d’harmoniser les pratiques, d’améliorer le diagnostic et d’adopter les meilleures stratégies thérapeutiques, à même d’assurer une prise en charge plus efficace et plus humaine des patients, ajoute M. Ait Messaoudene.
Dans ce cadre, il a indiqué que l’achèvement de ce travail constitue «une étape qualitative» dans le processus de renforcement des référentiels nationaux destinés aux professionnels de la santé et s’inscrit dans une vision globale tendant à «améliorer la qualité des services de santé et à optimiser les parcours de soins et de prise en charge».
Le ministère de la Santé a entamé, depuis le début de l’année 2026, la mise en œuvre d’un programme de formation spécialisé dans le traitement de la douleur, notamment à travers l’instauration d’un diplôme d’études médicales spécialisées dans ce domaine, dans le but de renforcer les compétences des professionnels de la santé et de promouvoir l’application optimale des recommandations du guide au niveau des différentes structures sanitaires, a-t-il relevé.
Il a, en outre, insisté sur «l’importance centrale du médecin généraliste, en tant que premier maillon du parcours de prise en charge du patient et pierre angulaire du système de santé, en raison du rôle essentiel qu’il joue dans le dépistage précoce de la douleur, son évaluation, l’orientation des patients ainsi que la coordination entre les différents niveaux de traitement et de prise en charge».
Le ministre de la Santé a conclu en affirmant que ce guide national constituera «une référence fondamentale» pour l’ensemble des professionnels de la santé et contribuera à «l’harmonisation des pratiques médicales et à l’amélioration de la qualité de la prise en charge de la douleur», concrétisant ainsi l’engagement de l’Etat à garantir des soins de santé de qualité fondés sur la compétence, l’équité et le respect de la dignité du patient, selon le communiqué du ministère de la Santé.
R.N
