Le déficit commercial du Maroc a enregistré une hausse de 18,4% au cours des quatre premiers mois de 2026, atteignant 127 milliards de dirhams (13,8 milliards de dollars), dans un contexte marqué par une progression plus rapide des importations que des exportations, ainsi que par un recul des flux d’investissements directs étrangers.
Selon les données de l’Office des changes marocain, les importations ont augmenté de 12,7% en glissement annuel pour atteindre 296 milliards de dirhams, tandis que les exportations n’ont progressé que de 8,7%, s’établissant à 169 milliards de dirhams. Cet écart a entraîné un élargissement du déficit commercial du pays.
La facture énergétique a également progressé de 12%, pour atteindre 41,8 milliards de dirhams, sous l’effet de la hausse des prix des carburants et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, exerçant ainsi une pression supplémentaire sur la balance commerciale.
Les importations de blé ont augmenté de 2%, atteignant 6,2 milliards de dirhams, avant l’entrée en vigueur d’une décision gouvernementale suspendant les importations durant les mois de juin et juillet.
Dans le secteur des phosphates, l’un des principaux pourvoyeurs de devises du Royaume, les exportations ont reculé de 1,5% pour s’établir à 27,1 milliards de dirhams.
Les tensions dans ce secteur se sont accentuées après l’annonce par le groupe public OCP de l’avancement de ses opérations de maintenance au deuxième trimestre, ce qui entraînera une baisse de la production d’environ 30% sur la période.
Par ailleurs, les investissements directs étrangers ont diminué de 19,6%, s’établissant à 16 milliards de dirhams au cours des quatre premiers mois de l’année en cours.
R.E
