La présidente de l’Assemblée populaire nationale a réaffirmé son engagement à renforcer le rôle du Parlement au service des citoyens et du développement national.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier, au siège de la Présidence de la République, Khalida Boufedech, nouvellement élue à la tête de l’Assemblée populaire nationale (APN). Cette audience intervient au lendemain de son élection à la présidence de la chambre basse du Parlement, une première dans l’histoire institutionnelle de l’Algérie depuis l’indépendance.
À l’issue de cette rencontre, Khalida Boufedech a indiqué avoir reçu les félicitations du chef de l’État à l’occasion de son élection. Elle a souligné devenir ainsi la première femme à accéder à la présidence de l’APN. Elle a également précisé avoir pris connaissance des orientations du président de la République concernant les priorités de la prochaine étape politique, notamment le renforcement de la coordination entre les différentes institutions de l’État au service des citoyens.
La présidente de l’APN a réaffirmé la volonté de l’institution parlementaire de poursuivre son action «dans un esprit de responsabilité et de consensus» afin de contribuer à la réalisation des objectifs fixés par le président Tebboune dans le cadre de la construction de la «Nouvelle Algérie».
Renforcer l’efficacité de l’action parlementaire
Élue mardi à la tête de la dixième législature, Khalida Boufedech s’est engagée à travailler avec l’ensemble des groupes parlementaires, «sans exclusion», en privilégiant la coopération, la concertation et le dialogue.
Elle a rappelé que l’Assemblée populaire nationale constitue «l’espace du débat démocratique» et une institution constitutionnelle où s’exprime la volonté populaire à travers ses missions de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
Face aux défis auxquels le pays est confronté, la présidente de l’APN a insisté sur la nécessité d’améliorer en permanence les performances du travail parlementaire, estimant qu’une législation de qualité est indispensable pour accompagner les mutations nationales et soutenir les objectifs de développement.
Elle a également plaidé en faveur d’un dialogue responsable, du respect du pluralisme politique et de la recherche du consensus sur les grandes questions nationales. Elle a, en outre, mis l’accent sur le renforcement de la coordination entre l’APN, le Conseil de la nation et le gouvernement, dans le strict respect des prérogatives constitutionnelles de chaque institution.
Solidarité nationale face aux incendies
Évoquant les récents incendies ayant touché plusieurs régions du pays, Khalida Boufedech a salué la mobilisation des services de la Protection civile, des autorités locales et des citoyens.
Selon elle, cette mobilisation illustre la force de la solidarité nationale et la capacité de coordination des institutions face aux catastrophes naturelles. Elle a également mis en avant les efforts déployés pour maîtriser les feux, venir en aide aux sinistrés et assurer la protection des populations.
Une élection marquée par une large majorité
Candidate du Front de libération nationale (FLN), Khalida Boufedech a été élue mardi à la présidence de l’Assemblée populaire nationale avec 302 voix.
Elle a devancé Amine Allouche, candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui a recueilli 57 voix, ainsi que Rachid Hassani, candidat du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), crédité de 7 voix.
Le scrutin a enregistré 27 bulletins nuls, tandis que 14 députés étaient absents. Les élus du Front des forces socialistes (FFS) ont, pour leur part, choisi de ne pas participer au vote.
Avant le scrutin, plusieurs groupes parlementaires de la majorité présidentielle, notamment le FLN, le Rassemblement national démocratique (RND), le Front El Moustakbal, le Mouvement El Bina, les députés indépendants ainsi que le groupe Voix du peuple (Sawt Echaâb), rejoints par des élus d’autres formations politiques, avaient annoncé leur soutien à la candidature de Khalida Boufedech.
Son accession à la présidence de l’APN marque une étape importante dans l’histoire politique et institutionnelle de l’Algérie, en faisant d’elle la première femme à diriger la chambre basse du Parlement depuis l’indépendance.
I. Khermane
