Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant, hier, les profondes réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin de faire de l’Université algérienne un véritable levier de développement économique et un pourvoyeur de compétences au service du pays.
Dans un message adressé aux étudiants et à la communauté universitaire, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant, commémorant la grève historique du 19 mai 1956, le chef de l’État a souligné «l’attachement de l’État à investir dans le secteur et à garantir sa pérennité», affirmant que l’Université algérienne est désormais appelée à jouer un rôle central dans «une économie moderne et productive», à travers «l’attraction des compétences et de l’expertise» et «la valorisation de la contribution du savoir dans l’édification de l’État moderne».
Le président Tebboune a rappelé que l’État consacre «chaque année des crédits conséquents» au secteur, dont les structures ont été renforcées, ces dernières années, par de «nombreuses réalisations», citant notamment la création «d’écoles supérieures spécialisées», de «pôles universitaires intégrés» ainsi qu’un «soutien accru au financement de la recherche scientifique, de la créativité et de l’innovation».
Insistant sur la nécessité de rapprocher l’Université de son environnement économique, le président de la République a affirmé la volonté de l’Etat d’investir dans ce secteur «d’en assurer la pérennité et d’intégrer l’Université dans une économie productive moderne, à travers l’attraction des compétences et de l’expertise, la création d’un climat favorable aux élites universitaires et la valorisation de la contribution du savoir à la consolidation des fondements de l’Etat moderne».
Réformes structurelles
Une orientation qui s’inscrit dans la nouvelle vision adoptée pour moderniser l’enseignement supérieur et favoriser l’émergence d’une économie fondée sur la connaissance. Ces dernières années, le secteur a connu plusieurs réformes structurantes visant à adapter les formations universitaires aux besoins du marché de l’emploi et aux mutations technologiques.
Parmi les réalisations majeures figurent l’ouverture de nouvelles écoles nationales supérieures spécialisées dans les domaines des mathématiques, de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies ou encore des systèmes autonomes, ainsi que le développement des incubateurs universitaires et des mécanismes d’accompagnement des start-up innovantes.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a également multiplié les initiatives pour encourager l’entrepreneuriat étudiant, à travers les diplômes start-up et brevet, permettant aux étudiants de transformer leurs projets innovants en véritables entreprises économiques.
Les universités ont, en parallèle, renforcé leurs partenariats avec les entreprises et les acteurs économiques afin de mieux intégrer les diplômés dans le monde du travail.
Hommage à la génération de 1956
Dans son message, le président Tebboune a estimé que les étudiants et les jeunes «mesurent l’ampleur des réformes qu’a connues le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique», tout en soulignant qu’ils mesurent aussi «les avancées accomplies par leur pays dans d’autres secteurs, par fidélité au serment envers le vaillant peuple algérien et les valeureux martyrs».
Le chef de l’État a également rendu hommage aux étudiants qui le 19 mai 1956 ont quitté les bancs des universités pour rejoindre les rangs de la Révolution.
Il a salué une génération qui avait choisi «la liberté et la dignité avant le statut social et les privilèges, ce qui leur a valu gloire et éternité», soulignant que les étudiants d’aujourd’hui constituent «les dignes héritiers» de ces sacrifices historiques.
À travers ce message, le président de la République réaffirme ainsi la volonté des pouvoirs publics de poursuivre la modernisation de l’Université algérienne afin qu’elle devienne un moteur essentiel de la diversification économique, de l’innovation et de la souveraineté scientifique nationale.
R.N
