La guerre en Iran en est à son 56e jour ce vendredi. Un cessez-le-feu en cours entre Téhéran et Washington, mais sans échéance claire après le prolongement jusqu’à nouvel ordre de la trêve annoncé par Donald Trump.
Cependant, le détroit d’Ormuz est toujours contrôlé par l’Iran et en proie au blocus naval américain.
Les négociations sur la fin de la guerre en Iran semblent au point mort. Un deuxième salve de pourparlers devait d’ailleurs avoir lieu entre les délégations américaine et iranienne au Pakistan, mais aucun des deux pays ne s’est présenté au rendez-vous.
Donald Trump assure que les Etats-Unis sont en position de force et ont «tout le temps de monde» pour obtenir un accord, tandis que l’Iran refuse de négocier sous la menace. Faute d’accord, les deux pays ont promis une reprise des hostilités.
Donald Trump a plusieurs fois menacé d’anéantir l’Iran faisant craindre le pire, notamment en l’absence d’accord, mais il assuré dans la nuit de jeudi à vendredi qu’il n’utilisera pas l’arme nucléaire dans cette guerre. «Nous n’en avons pas besoin. […] Nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle», a-t-il déclaré devant la presse américaine.
En conséquence, le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole et du gaz naturel, est encore bloqué. Un haut responsable du Parlement iranien a déclaré que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le détroit.
L’Iran et les États-Unis «sont chacun persuadés d’avoir l’avantage» sur le terrain et de fait dans les négociations analyse Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, au micro de BFMTV ce vendredi. «C’est la raison pour laquelle mettre un terme à tout cela est extrêmement difficile. Ça se joue souvent à qui craquera le premier», poursuit-il ajoutant «ne pas voir aujourd’hui le point d’équilibre possible pour une sortie de crise».
R.N
