L’ayatollah Alireza Arafi a été nommé membre juriste du conseil de direction chargé d’assumer temporairement les fonctions du Guide suprême iranien, à la suite de l’assassinat d’Ali Khamenei samedi lors de l’attaque américano-israélienne contre Téhéran, selon l’agence officielle ISNA.
Conformément à la Constitution iranienne, ce conseil intérimaire composé du président de la République, du chef du pouvoir judiciaire et d’un juriste issu du Conseil des gardiens de la révolution, assure la continuité des fonctions du Guide suprême jusqu’à la désignation d’un successeur.
Depuis l’officialisation de la mort du chef de la République islamique, la transition du pouvoir a été prise en charge par un triumvirat composé de ce même Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux et membre du Conseil des Gardiens de la Révolution, de Massoud Pezeshkian, le président iranien, et de Gholamhossein Mohseni Ejeï, le chef du pouvoir judiciaire, selon les médias d’Etat iraniens.
En riposte à la campagne israélo-américaine sans précédent, lors de laquelle de nombreux hauts responsables iraniens ont péri samedi, la République islamique a lancé des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël.
Le président, Massoud Pezeshkian, a déclaré ce dimanche que venger la mort du guide suprême était un « droit et un devoir légitime », fustigeant une « déclaration de guerre contre les musulmans ».
L’Iran a mené ce dimanche pour la deuxième journée consécutive des frappes sur les monarchies du Golfe, proches alliés des Etats-Unis, qui ont fait au moins deux morts aux Emirats arabes unis.
Des journalistes de l’AFP ont entendu de nouvelles explosions à Dubaï, aux Emirats arabes unis, ainsi qu’à Doha et à Manama. Oman, médiateur dans les négociations reprises début février entre l’Iran et les Etats-unis, a été ciblé pour la première fois dimanche.
L’armée iranienne a affirmé avoir visé « avec succès des bases américaines dans les pays du Golfe ».
Des journalistes de l’AFP et des habitants de Ryad ont entendu de fortes explosions dans l’est de la capitale saoudienne. Une source ayant requis l’anonymat a fait état de frappes sur l’aéroport de Ryad.
Le conflit a entraîné l’annulation de plusieurs centaines de vols à travers le monde vers le Moyen-Orient. Les Emirats arabes unis ont appelé dimanche l’Iran à revenir « à la raison ».
En Irak, des centaines de manifestants tentaient dimanche de prendre d’assaut la zone ultra-sécurisée de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, a constaté un journaliste de l’AFP.
R.I
