Les plus importantes transactions du secteur électrique en 2025 témoignent d’une accélération structurelle des investissements énergétiques à l’échelle mondiale.
Cette dynamique s’est traduite par la conclusion d’accords stratégiques de grande envergure, ayant un impact direct sur l’orientation des flux de capitaux, l’expansion des capacités de production, ainsi que le renforcement des interconnexions régionales et transfrontalières.
Dans un contexte de transition énergétique et de recomposition des chaînes d’approvisionnement, les États ont priorisé le développement des infrastructures électriques afin d’améliorer la résilience des réseaux, sécuriser l’approvisionnement et accompagner la croissance de la demande. Cette évolution s’inscrit parallèlement dans une montée en puissance des technologies bas carbone, notamment le cycle combiné à haut rendement, le stockage de l’énergie et l’hydrogène vert. Dans ce contexte, l’Algérie se repositionne pays comme acteur clé de la transition énergétique en Afrique du Nord en lisant sur le stockage, les piles à combustible et la relance des capacités de production
Selon une étude de la plateforme spécialisée «Taka», les investissements électriques ont atteint en 2025 des niveaux historiquement élevés au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe, portés par la nécessité de sources d’électricité pilotables, interconnectées et économiquement compétitives.
La normalisation progressive de l’environnement financier international et le retour de la stabilité macroéconomique dans plusieurs pays ont favorisé l’augmentation de la valeur des transactions, avec l’arrivée de nouveaux investisseurs institutionnels et la relance de projets de production à forte intensité capitalistique.
Diversification technologique
L’accord-cadre conclu entre l’Algérie et l’Allemagne sur l’intégration des piles à combustible dans la production d’électricité marque une inflexion stratégique vers les technologies bas carbone. Les discussions menées avec le groupe Bosch portent sur le déploiement d’électrolyseurs à haut rendement et sur la création de chaînes de valeur communes liées à l’hydrogène vert.
Sur le plan économique, cet accord ouvre la voie à un transfert de technologies, à la diversification du mix électrique algérien et à un positionnement à moyen terme sur les marchés européens de l’électricité et de l’hydrogène.
Développement du stockage électrique
L’Algérie a engagé une transaction stratégique visant à structurer une filière nationale de stockage d’électricité, basée sur le lithium et la valorisation des ressources minières locales. Le projet couvre l’ensemble de la chaîne de valeur (exploration, transformation et fabrication de batteries).
Cette initiative, portée par l’ORGM et le groupe Sonarem, vise à soutenir l’intégration des énergies renouvelables et à réduire la dépendance aux importations technologiques.
Relance de la centrale d’Aïn Oussara
La relance du projet de la centrale thermique d’Aïn Oussara résulte d’un accord préliminaire entre Sonelgaz et un consortium chinois. Le projet, interrompu en raison des difficultés financières du contractant initial, devrait entrer en exploitation progressive à partir du neuvième mois suivant l’accord définitif.
R.E
