Le président du Parlement iranien a estimé être « encore loin d’avoir bouclé le débat », pointant de « nombreuses divergences » et « certains points fondamentaux » non résolus.
A trois jours de l’expiration d’un cessez-le-feu entre les belligérants, l’Iran a prévenu qu’un accord de paix était encore lointain avec les Etats-Unis, alors que le stratégique détroit d’Ormuz reste verrouillé ce dimanche.
« Nous sommes encore loin d’avoir bouclé le débat », a déclaré le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens », a-t-il estimé.
Le responsable avait participé à des pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance, qui s’étaient conclus le 12 avril par un échec.
Lors de cette rencontre, à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979, « nous avons souligné que nous n’avons absolument aucune confiance dans les Etats-Unis », a rappelé Mohammad Bagher Ghalibaf, qui les a exhortés à « renoncer à l’unilatéralisme et à l’esprit d’imposition dans leur approche du dialogue ».
Face au maintien du blocus américain de ses ports, l’Iran a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs.
R.I
