Le président français Emmanuel Macron, a critiqué les partisans d’une ligne dure avec Alger tout en dénonçant les lourdeurs administratives freinant l’intégration des médecins étrangers.
En visite dans l’Ariège, il a en effet, a lancé au détour d’une visite d’hôpital, une pique aux partisans d’une ligne dure avec le pouvoir algérien, en regrettant « tous les mabouls» qui veulent « se fâcher avec l’Algérie ».
« Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie » a-t-il lancé à un médecin formé à Oran.
Le chef de l’État français, s’est ému de la situation des Padhue, ces praticiens diplômés en dehors de l’Union européenne. «Les Padhue, ça me rend dingue», a-t-il déclaré, alors que certains de ces médecins exercent dans des hôpitaux français et participent à la lutte contre les déserts médicaux (plus d’un tiers sont diplômés en Algérie). «Ils font de la médecine, et le jour où il faut les titulariser, il faut repasser un concours pour emmerder le monde.»
Se fâcher avec l’Algérie, ou du moins montrer les dents face à Alger, a été la ligne défendue par Bruno Retailleau du temps de son passage Place Beauvau (septembre 2024 – septembre 2025). L’ex-ministre de l’Intérieur, aujourd’hui candidat
Les Républicains pour la présidentielle 2027, a notamment prôné un «bras de fer » avec l’Algérie, par exemple sur le cas de Boualem Sansal. Après sa libération en novembre, l’Élysée avait repris cette expression chère à Bruno Retailleau, notant que «le bras de fer ne fonctionne pas».
Depuis l’arrivée de son successeur Laurent Nuñez en septembre dernier, la ligne a changé et les deux pays ont repris le dialogue, notamment avec le déplacement du ministre de l’Intérieur à Alger en février dernier.
R.N
