Le parti Jil Jadid a officialisé sa volonté de se présenter aux prochaines échéances électorales. Cette annonce, faite à l’issue de la 29e session de son Conseil national, est toutefois assortie de conditions fortes posant la question des garanties nécessaires à un processus crédible.
Dans une déclaration rendue publique, hier, et signée par son nouveau président, Lakhdar Amokrane, le Conseil national a affirmé son « choix de principe de participer aux prochaines échéances électorales ». Le parti justifie cette décision par sa conviction que « l’action politique pacifique et organisée demeure un outil essentiel du changement démocratique et de la construction de l’État de droit ».
Cependant, Jil Jadid conditionne clairement cette participation à un profond réaménagement du climat politique. Ses revendications portent notamment sur « l’ouverture effective des espaces politique et médiatique » et le « respect plein et entier des libertés publiques et individuelles ».
Surtout, le parti exige une réforme institutionnelle du processus électoral lui-même. Il réclame « l’ouverture, dans les plus brefs délais, du dossier de la révision de la loi électorale ». Parallèlement, il demande une « révision des prérogatives et de la composition de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) », afin d’en garantir « l’indépendance effective et la neutralité totale ». L’objectif affiché est de « consacrer l’organisation d’élections libres, transparentes et honnêtes » qui reflètent la « volonté souveraine des citoyens».
Cette prise de position intervient après un congrès extraordinaire ayant visé à consolider les structures du parti. Le parti réaffirme ainsi son combat pour une « alternative politique nationale, démocratique et inclusive ».
R.N
