Forte de son passé colonial, l’Algérie a toujours défendu ardemment le principe de décolonisation et le droit des peuples à l’autodétermination.
La diplomatie algérienne s’est distinguée depuis l’indépendance du pays et durant la guerre de libération nationale, par la constance de ses positions et la performance de ses actions. C’est pourquoi, la défense des causes justes à travers le monde lui a conféré le rôle de premier rang dans la résolution des crises et des conflits, et, par ricochet, l’influence sur les décisions à l’échelle internationale.
Il faut savoir, par ailleurs, que forte de son passé colonial, l’Algérie a toujours défendu ardemment le principe de décolonisation et le droit des peuples à l’autodétermination.
Et si «l’Algérie soutiendra jusqu’au bout la Palestine et le Sahara occidental», comme l’a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans une de ses rencontres avec les médias nationaux, c’est parce qu’elle a des principes sur lesquels elle ne transige pas. Elle soutient par principe le droit des peuples à l’autodétermination.
Un engagement fondé sur des principes
Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne1 de la Radio nationale, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la diplomatie, le professeur en sciences politiques et des relations internationales, à l’Université d’Alger, Hamza Houssam a affirmé que «l’Algérie a prouvé depuis son indépendance son engagement envers une diplomatie fondée sur des principes, basée sur le respect de la souveraineté, le soutien aux mouvements de libération et la recherche de la paix dans son environnement régional et international, grâce à l’adoption d’une politique étrangère qui a toujours exprimé une identité révolutionnaire et libertaire».
Plus explicite, l’invité de la radio a ajouté que «la diplomatie algérienne s’est incarnée dans le soutien aux mouvements de libération en Afrique depuis les années 60, en particulier la lutte du peuple sud-africain contre le régime d’apartheid ainsi que la cause palestinienne, dans le cadre d’une diplomatie active sur la scène internationale qui exprime son identité révolutionnaire dont le référent premier est la déclaration du 1er novembre 1954 ».
Et de préciser que «l’objectif de cette activité diplomatique était de permettre à l’Algérie de retrouver la place qu’elle mérite et d’assumer davantage de rôles et d’influence après une période marquée par la stagnation et le recul face aux défis régionaux et internationaux».
Un acteur influent sur la scène internationale
En quelques mots, l’invité de la Radio a résumé en affirmant que «l’Algérie est en train de se repositionner grâce à une combinaison d’initiatives politiques, de mesures économiques et de plaidoyers en faveur des droits de l’Homme, afin de demeurer une voix influente dans la défense des causes justes».
Evoquant le retour en force de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU, l’expert en relations internationals a indiqué que «cela lui a permis de se repositionner comme un acteur influent sur la scène internationale».
Depuis, selon l’invité de la Radio, «l’Algérie ne s’est pas contentée de jouer le rôle de médiateur mais elle est passée à l’action en proposant des solutions réalistes aux crises, consciente de la nécessité de protéger son arrière-pays stratégique dans son voisinage africain, en particulier la région du Sahel qui souffre d’une instabilité sécuritaire et de défis complexes en matière de développement».
A l’avant-garde des causes justes
Et si, pour le Pr Hamza Houssam, l’Algérie n’a jamais dévié de sa ligne doctrinale en matière de soutien aux causes justes à travers le monde, il est important de souligner que selon lui, «l’une des réalisations les plus remarquables de la diplomatie algérienne est son rôle de pionnier dans la criminalisation du financement du terrorisme. L’Algérie a en effet contribué activement à la rédaction de la «Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme», ratifiée par l’Assemblée générale des Nations unies, en s’appuyant sur son expérience novatrice dans la lutte contre le terrorisme au cours des années 90». Pour le locuteur, l’Algérie «a également été à l’avant-garde des pays qui ont soutenu les efforts de règlement des crises, grâce à des médiations fructueuses, telles que l’accord de paix entre l’Irak et l’Iran en 1975, et son rôle central dans la résolution de la crise des otages américains à Téhéran en 1981, en plus de son leadership dans les négociations de l’accord de paix et de réconciliation au Mali en 2015».
Il est important de préciser que la Journée nationale de la diplomatie, célébrée chaque année en date du 8 octobre, coïncide avec le jour où le premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, avait hissé le drapeau algérien au siège des Nations unies à New York, en 1962.
Ferhat Zafane
