Par Samir MÉHALLA
Il m’a été donné de voir une scène écœurante, presque théâtrale dans sa bassesse : deux ou trois Algériens, politiciens rachitiques, chétifs au possible, sans assise populaire ni légitimité historique, grimés en opposants de pacotille, encadrés par des hommes du Makhzen. Là, sous les ors miteux de salons parisiens, on leur tend une feuille de route rédigée à l’encre de l’infamie.
Mais pour quel dessein ? Pour déstabiliser l’Algérie, bien sûr. Pour saper son État, pour salir ses institutions, pour tourner leurs dards empoisonnés contre l’Armée nationale populaire — cette ANP qui demeure l’héritière directe de la glorieuse Armée de libération nationale. Et cette armée, pierre angulaire de la souveraineté algérienne, reste comme une arête coincée dans la gorge de bien des puissances, non seulement du Maroc, mais de tous ceux qui rêvent d’un Maghreb soumis et désarmé.
Ils donneraient cher, oui, pour l’affaiblir, pour la traîner dans la boue, pour lui coller toutes les ignominies : corruption, dictature, tyrannie. Leur sale besogne de propagande s’appuie sur des pseudo-intellectuels. Voyez ce Mossab Hamoudi, déjà enrôlé par la France, pantin de la DGSE, prêté pour les basses œuvres médiatiques. Voyez encore cet autre personnage, homo répudié et répugné aux quatre coins de la planète. Voyez le MAK, cheval de Troie entretenu avec la constance d’une obsession.
Et voici le plus ignoble : l’utilisation d’Ali Benhadj, ce fossoyeur de la décennie sanglante, ce parrain de l’obscurantisme assassin. On lui demande aujourd’hui de donner bénédiction, d’apposer sa signature souillée pour réveiller le monstre ténébreux de l’islamisme radical. C’est dire jusqu’où va l’infamie !
Tout cela converge vers une officine : le mouvement dit «Pour un Maroc de demain». Sous la houlette trouble d’un certain Dr. Mustapha Aziz, cette créature politique n’a qu’un maître véritable : les services du Makhzen. Et que fait ce mouvement ? Jamais il ne critique le roi ni sa cour. Jamais. Au contraire, il acclame la marocanité du Sahara occidental, il applaudit la honteuse décision de Macron reconnaissant cette marocanité, il s’incline devant la normalisation marocaine avec Israël. Mais pas un souffle, pas un murmure, pas un mot sur le massacre des Ghazaouis, sur le génocide qui frappe le peuple palestinien ! Silence complice, silence sionisé.
Ce mouvement, infiltré, manipulé, téléguidé, reçoit la baraka d’Ali Benhadj lui-même. Voilà donc l’opposition de pacotille qu’on voudrait brandir au peuple algérien : des minables, des vendus, des catins de la dernière génération.
Regardez seulement leurs visages : on y lit sans effort la signature du diable déchu. On y lit la grimace de la trahison et de la servilité. Mais qu’ils sachent une chose : l’Algérie restera debout, Algérie de ses enfants, Algérie de son armée, plus forte que toutes les mesquineries tramées dans l’ombre des appartements parisiens.
Qu’ils méditent bien ceci : l’ANP n’est pas seulement une armée. Elle est mémoire, héritage, chair et sang de la nation. Elle est le rempart que nulle propagande, que nulle conjuration ne saura renverser. Et l’histoire, une fois encore, jugera ceux qui auront pactisé avec le diable contre leur propre patrie.
Qu’ils brandissent leurs slogans creux, qu’ils récitent leurs sermons de haine dictés par l’étranger : ils ne sont que l’écume sale sur l’océan infini de la nation. Car l’Algérie, bâtie dans le sang et le sacrifice, ne se laissera ni corrompre ni effriter. Et face à l’ANP — héritière de l’ALN, rempart des martyrs — tous les diables de Paris, de Rabat et de Tel-Aviv ne sont que poussière.
S.M.
