Cette édition, qui se tient sous le thème « Façonner l’intégrité de demain », se concentrera sur la lutte contre les menaces nouvelles et émergentes dans le domaine de la lutte contre la corruption, ainsi que sur le renforcement de la coopération internationale afin de faire face à la complexité des activités criminelles à l’ère actuelle.
L’Algérie participe, depuis aujourd’hui et jusqu’au 19 de ce mois, à la onzième session de la Conférence des Etats parties à la convention des nations unies contre la corruption (COSP11), qui se tient dans la capitale Qatari, Doha.
Conduite par la présidente de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, Salima Mesrati, la délégation algérienne est composée de représentants de plusieurs secteurs nation aux concernés par les questions de gouvernance et de lutte contre la corruption.
Considérée comme le plus grand rassemblement international au monde consacré à la lutte contre la corruption, cet événement international connaîtra une large participation internationale avec plus de 2 000 participants, dont des hauts responsables.
Elle abordera divers enjeux liés à la prévention et à la lutte contre la corruption dans les Etats membres, ainsi que les mécanismes juridiques et les procédures appliquées par les instances compétentes. Cette onzième Conférence des Etats parties qui se tient sous le thème « Façonner l’intégrité de demain », se concentrera sur la lutte contre les menaces nouvelles et émergentes dans le domaine de la lutte contre la corruption, ainsi que sur le renforcement de la coopération internationale afin de faire face à la complexité des activités criminelles à l’ère actuelle.
La COSP11 comprendra un riche programme articulé autour de réunions plénières, des dialogues de haut niveau, des événements spéciaux et des expositions, tous conçus pour favoriser le dialogue, faciliter l’échange de connaissances et renforcer l’action collective contre la corruption.
Dans ce cadre, la Haute Autorité pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption organisera, pendant la conférence, des activités intensives visant à renforcer la présence de l’Algérie aux niveaux international et régional.
Il s’agira, notamment, de l’organisation d’une activité parallèle sur l’indice d’intégrité « Nazaha » le jeudi 18 décembre 2025 en marge de la conférence, visant à présenter les efforts de l’Algérie dans la lutte contre la corruption et d’une exposition pendant toute la durée de la conférence dans le pavillon dédié à la présentation des différentes activités de la Haute Autorité et de ses publications, ainsi qu’une visite virtuelle du siège de l’Autorité supérieure. La délégation algérienne aura également de rencontres bilatérales avec certaines institutions homologues participant à la conférence.
Dans une note, publiée le 15 octobre dernier, récapitulant les informations communiquées par les Etats Parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, la COSP a souligné que l’Algérie avait indiqué qu’elle disposait d’un cadre complet, fondé sur la loi no 01/06, qui incluait l’Office central de répression de la corruption, la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, des services d’inspection établis aux niveaux présidentiel et ministériel ainsi que la Cour des comptes, le Pôle pénal économique et financier (ordonnance no 20-04) était chargé de traiter les affaires complexes, et la Gendarmerie nationale avait vu ses capacités renforcées en matière d’enquêtes financières et numériques.
La Conférence des Etats parties se réunit tous les deux ans afin de rassembler les Etats parties, les signataires, les Etats observateurs, les organisations intergouvernementales, la société civile et les plus grands experts en matière de lutte contre la corruption. Ces sessions constituent une plateforme stratégique pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Convention, aborder les nouveaux défis et adopter des résolutions qui définissent les priorités mondiales en matière de lutte contre la corruption.
Saïd S.
