L’Élysée au cœur d’une vive polémique. Le palais a éconduit, mardi 14 avril, des enquêteurs financiers venus pour une perquisition, dans le cadre d’une enquête sur les conditions d’attribution des cérémonies de panthéonisation à une seule et même entreprise.
Plusieurs marchés attribués, ces dernières années, à la société Shortcut Events pour l’organisation de cérémonies de panthéonisation sont en effet, au cœur d’une enquête judiciaire mettant en cause l’entreprise, des conseillers d’Emmanuel Macron et le Centre des monuments nationaux.
La procédure, menée par deux juges d’instruction, porte sur les conditions d’attribution de plusieurs marchés publics à la société Shortcut Events, chargée, ces dernières années, d’organiser ces grands événements pour la présidence de la République.
L’Elysée, le Centre des monuments nationaux (CMN), chargé d’attribuer les marchés, et les locaux de l’entreprise ont été ciblés par les enquêteurs de la brigade financière et anticorruption au sein de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris.
« Toutefois, l’accès aux services de l’Elysée n’a pas été autorisé et il a alors été présenté aux magistrats instructeurs une analyse selon laquelle l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République », a précisé le Parquet national financier (PNF), dans un communiqué.
R.I
