S’exprimant, hier, sur les ondes de la Chaîne 1, le directeur des start-up et des structures d’appui au ministère de l’Économie, de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Chems Eddine Bemmoussat, est revenu en détail sur les enjeux et les ambitions de la 4e édition de l’Arfican Start-up Conference 2025, le plus grand événement technologique d’Afrique.
Un message politique
Soulignant le caractère exceptionnel de l’événement, avec 25 000 participants et des délégations officielles issues de 45 pays africains, un record continental, le même responsable affirme qu’« en organisant ce rendez-vous technologique et politique majeur, l’Algérie réaffirme son engagement à construire, avec ses partenaires africains, une véritable architecture continentale de l’innovation ». D’autant que « tous les moyens ont été mobilisés pour assurer la réussite de cette conférence, à laquelle participent des ministres africains et des spécialistes, afin de préparer et de finaliser la carte africaine du développement de l’innovation, en conformité avec les orientations du président de la République en matière de soutien à l’innovation et aux jeunes entrepreneurs», ajoutant que l’annonce des montants mobilisés sera faite lors de la session de clôture.
Présence de géants africains
L’événement rassemble plus de trente ateliers, formations et rencontres, comprenant des débats ouverts au public et des sessions fermées réunissant talents et décideurs.
L’un des grands succès de cette édition réside dans la présence de plus de dix start-up majeures africaines dépassant chacune une valorisation d’un million de dollars, preuve de l’attractivité internationale de l’écosystème algérien.
L’Algérie en tête des pays africains
Se félicitant des progrès accomplis, Benmoussate a indiqué que l’Algérie occupe désormais la première place en Afrique en nombre de start-up créées ces dernières années, avec plus de 13 000 entreprises innovantes, et une génération d’entrepreneurs capables de rivaliser à l’international.
L’IA et la 5G au cœur de la transformation
Enfin, Ben Moussate a mis en avant la montée en puissance des start-up algériennes spécialisées dans l’intelligence artificielle. De nombreuses start-up algériennes se distinguent dans ce domaine, certaines étant capables de développer leurs solutions en moins d’une heure. Le lancement de la 5G en Algérie constitue une étape déterminante. « L’infrastructure numérique est indispensable au développement de ces activités », rappelle Bemmoussat.
« L’intelligence artificielle est désormais une nécessité mondiale. Nous l’avons intégrée au cœur des travaux de la conférence : elle se charge de résumer les sessions et de préparer les conclusions et recommandations finales. C’est une première dans les conférences africaines », s’est-il félicité.
Un écosystème africain intégré
Pour le directeur, la finalité de cette grande mobilisation est limpide : « Echanger les meilleures expériences et tenter de créer un écosystème intégré entre les acteurs africains ». Grâce aux collaborations, aux financements, aux rencontres entre investisseurs et jeunes entrepreneurs, l’écosystème africain des start-up progresse rapidement.
K.Z.
