Le ministère de la Justice a lancé, cette semaine, un ambitieux programme de formation destiné aux magistrats et aux fonctionnaires judiciaires, dans le but de renforcer leurs compétences, notamment en matière de lutte contre les crimes financiers et de modernisation du système judiciaire.
Prévu du 22 au 26 février, ce cycle de formations s’inscrit dans une dynamique de mise à niveau continue des ressources humaines du secteur. Selon un communiqué du ministère, 48 magistrats référents spécialisés dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme participent à un programme virtuel intitulé «L’usage abusif de la technologie dans les crimes financiers», organisé du 23 au 27 février, dans le cadre de la coopération avec l’Académie africaine d’enquête sur les crimes fiscaux et financiers relevant de l’Organisation de coopération et de développement économiques pour l’Asie et le Pacifique (OCDE).
Cette formation, dispensée à distance, vise à mieux outiller les magistrats face aux nouvelles formes de criminalité financière liées aux avancées technologiques. Elle s’inscrit dans le cadre d’une coopération internationale axée sur le partage d’expertise et le renforcement des capacités dans le domaine des enquêtes financières et fiscales.
Par ailleurs, un magistrat prendra part, les 24 et 25 février à Nairobi (Kenya), à une table ronde africaine consacrée au «système de réforme avancé comme alternative à l’emprisonnement». Cette rencontre réunira des décideurs, experts et praticiens de plusieurs pays africains, ainsi que des représentants d’organisations internationales, de la société civile et du secteur privé.
L’objectif est de promouvoir des approches durables pour réduire la surpopulation carcérale et encourager des systèmes de justice fondés sur le respect des droits humains. Les discussions porteront notamment sur la mise à l’épreuve, la libération conditionnelle, le travail d’intérêt général et la justice réparatrice. Les participants ambitionnent également de poser les bases d’un futur réseau africain des systèmes correctionnels et d’adopter des recommandations communes pour renforcer les politiques pénales sur le continent.
En parallèle, 100 fonctionnaires issus des juridictions participeront, le 25 février, à une journée de formation consacrée aux «mécanismes d’organisation des concours de recrutement». Organisée en coordination avec l’École nationale des greffes, cette initiative vise à garantir une meilleure maîtrise des procédures administratives liées au recrutement, contribuant ainsi à une gestion plus efficace et transparente des ressources humaines.
À travers ce programme multidimensionnel, le ministère de la Justice confirme sa volonté d’investir dans la formation continue comme levier stratégique pour moderniser l’institution judiciaire, améliorer ses performances et répondre aux défis croissants que pose la criminalité contemporaine.
R.N
