Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a réaffirmé, jeudi, à l’Assemblée populaire nationale (APN), l’importance de la diversité linguistique dans les recherches scientifiques, soulignant que la maîtrise de plusieurs langues permet aux enseignants et étudiants de rester au fait des évolutions scientifiques et technologiques.
Lors de cette session plénière consacrée aux questions orales adressées aux membres du gouvernement, Kamel Baddari a réaffirmé l’engagement de son ministère à renforcer la place de la langue arabe dans les établissements universitaires. « Nous n’avons ménagé aucun effort pour promouvoir l’utilisation de la langue arabe au sein des universités », a-t-il précisé, rappelant la dimension nationale et identitaire de cette langue.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de l’ouverture aux langues étrangères, qui, selon lui, constitue un outil indispensable pour le transfert de technologies et l’accès aux connaissances mondiales. « Chaque fois qu’une personne apprend une langue, elle ouvre une nouvelle fenêtre, un autre domaine, et se dote d’un outil pour le transfert de technologie », a-t-il affirmé.
Pour soutenir le développement de l’arabe aux niveaux éducatif et technologique, le ministère s’appuie sur le Centre de recherche scientifique et technique pour le développement de la langue arabe (CRSDTLA). Ce centre a pour mission de mener des recherches théoriques et appliquées sur la langue arabe, en collaboration avec les organismes et institutions impliqués dans l’unification et l’approbation des terminologies, ainsi que dans la réalisation de projets de recherche appliqués aux sciences linguistiques.
Le ministre a par ailleurs indiqué que 848 revues scientifiques ont été publiées en langue arabe, et que l’usage de cette langue s’étend désormais à la gouvernance universitaire. Il a également évoqué la création d’environ 70 plateformes numériques, dont le système Progress, développé en arabe, afin de faciliter le suivi académique et administratif.
Kamel Baddari a conclu en affirmant que le ministère poursuivra ses efforts pour garantir aux étudiants des conditions optimales, leur permettant de se concentrer pleinement sur leur réussite académique, tout en consolidant la place de la langue arabe dans la recherche scientifique en Algérie.
K.Z.
